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Macky Sall à Dakar : un retour sous tension

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Candidat au poste de secrétaire général de l’ONU, l’ancien président sénégalais Macky Sall doit retrouver son successeur Bassirou Diomaye Faye vendredi à Dakar. Une rencontre très attendue, alors que sa candidature divise encore au Sénégal en raison des tensions liées à son ancien mandat.

L’ex-président sénégalais Macky Sall, candidat au poste de secrétaire général des Nations Unies, a annoncé mardi sa venue vendredi à Dakar pour une rencontre avec son successeur Bassirou Diomaye Faye qui ne lui a jusqu’ici pas manifesté son soutien.

Ce serait la première fois que M. Sall, à la tête du Sénégal de 2012 à 2024, y reviendrait depuis son départ du pouvoir, le 3 avril 2024 avec l’entrée en fonction de M. Faye.

Sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU n’a pas été soumise par son pays, comme c’est souvent l’usage, mais par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’Union africaine (UA).

Fin mars, une vingtaine d’États membres de l’Union africaine (UA), dont le Sénégal, avait refusé de soutenir sa candidature pour remplacer Antonio Guterres.

L’ex-président est accusé par les autorités, au pouvoir depuis avril 2024, d’avoir réprimé sévèrement les manifestations de l’opposition entre 2021 et 2024 qui avaient fait des dizaines de morts dans le pays.

« Je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026 »

« Dans le cadre des consultations et visites que j’ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026 », a écrit, sur Facebook, M. Sall qui « remercie » le président Faye pour l’entretien à venir.

L’ex-chef d’Etat, toujours à la tête de l’ex-parti au pouvoir APR, dit qu’il repartira de Dakar « aussitôt » après cet entretien. Sollicitée mardi par l’AFP au sujet de cet entretien annoncé, la présidence sénégalaise n’a pas répondu.

M Sall avait en avril mis au défi les nouvelles autorités d’abroger la loi d’amnistie couvrant les crimes commis entre 2021 et 2024. « On aura qui est qui et qui a fait quoi », avait-il déclaré, sur les réseaux sociaux, se défendant de toute prévarication.

Malgré la loi d’amnistie, les nouvelles autorités ont promis de faire la lumière sur ces événements et de rendre justice aux victimes.

Un collectif se présentant comme des victimes de la répression sous M. Sall a en mars affirmé s’opposer à sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, l’accusant de « crimes de sang et économiques ».

mrb/eba

© Agence France-Presse

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