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Outrage à Biya : Patrick Mengue risque une lourde peine

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Accusé d’outrage au chef de l’État, Paul Biya, l’internaute Patrick Mengue encourt la condamnation de cinq ans de prison ferme. Les débats clos lundi et le délibéré prorogé pour le 27 juillet.

Patrick Mengue a comparu lundi dernier au tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif. Accusé d’outrage au chef de l’État, l’activiste risque jusqu’à cinq ans de prison. C’est ce que l’on a retenu au terme de l’audience de lundi, qui marquait la clôture des débats. La peine minimale est d’un an, assortie d’une amende comprise entre 20 000 et 20 millions Fcfa

Outrage au président de la République

En effet, les débats ont été clos au cours de l’audience du 13 juillet 2026. Le délibéré, initialement prévu le même jour, a été prorogé au 27 juillet. À la grande satisfaction de la défense : « Les débats sont clos, on a pu entendre les parties ».

« Toutefois, le juge n’a pas étudié suffisamment toutes les pièces contenues dans le dossier pour qu’il puisse rendre sa décision. » La défense a donc espoir que le tribunal aura tous les éléments le 27 juillet pour pouvoir rendre une décision.

Patrick Mengue a été interpellé dans la mouvance du décès de l’ancien président du Sénat. La disparition de Marcel Niat Njifenji était survenue le 11 avril dernier. L’internaute Patrick Mengue avait alors publié sur ses réseaux sociaux un message insinuant que la perte de cette haute personnalité du sérail était annonciatrice d’autres disparitions.

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Pas de référence au chef de l’Etat

Une insinuation qui avait alors été perçue par les autorités comme une allusion à la situation du président Paul Biya. Et d’où, d’ailleurs, le chef d’outrage au président de la République. La défense balaie d’un revers de la main cette interprétation, erronée selon elle.

« Lors de sa retraite spirituelle d’un mois, il [Patrick Mengue] a eu une révélation. Il lui a été révélé que quelque chose va lui arriver lorsque certaines hautes personnalités vont mourir. Donc, lorsque la première personnalité, l’ancien président du Sénat, est décédée, immédiatement il a pensé que son moment est arrivé. C’est pour cela qu’il fait donc ce partage. »

Dans cette affaire, Patrick Mengue et ses conseils avaient introduit la libération provisoire du prévenu avant de se rétracter. « Notre stratégie était de faire en sorte que le procès mette moins de temps. Lorsque nous nous sommes rendus donc à cette audience, le ministère public a dit qu’il n’y avait pas le fond du dossier. Parce qu’il avait saisi l’Antic. »

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