Depuis le 26 mai, l’affaire Joyce Nawelle âgée de moins de 3 ans secoue l’actualité. Elle aurait été violée dans son établissement scolaire au quartier Odza à Yaoundé. Entre dénégations de l’école et mobilisation citoyenne, la vérité tarde à éclater.
Tout commence par du sang. En rentrant chez elle, la petite Joyce Nawelle, élève à l’école « GSB La Gloire Olympique d’Odza », présente des signes qui alarment sa mère. Les examens médicaux sont sans équivoque. Il en ressort en effet que l’enfant a subi des violences sexuelles graves. Un double traumatisme, vaginal et anal, attesté par certificat médical. Aussitôt, la maman se rend à la brigade de gendarmerie d’Odza et porte plainte. Sauf que la répondes des enquêteurs est loin de ses espérances: le certificat médical ne serait pas suffisamment « consistant ». Coup de théâtre, dans une vidéo largement diffusée, la maman de Joyce Nawelle affirme qu’elle est accusée par l’établissement pour cybercriminalité pour avoir diffusé l’information en ligne.
Un prédateur signalé
Ce cas n’est pas isolé. En mars dernier, selon un lanceur d’alerte, les parents d’une autre élève âgée de 5 ans, avaient alerté la direction. Leur fille signalait être régulièrement « touchée » dans le bus scolaire par un « tonton ». Les responsables de l’établissement avaient promis d’agir. Ils n’ont rien fait. La famille a finalement retiré l’enfant de l’école. Un enfant de 4 ans aurait également été victime l’année précédente.
Fait troublant, lors de la découverte des blessures de Joyce Nawelle, l’enfant prononce les mêmes mots. « Tonton. Tonton. » Un détail qui glace. Et qui accrédite l’hypothèse d’un même agresseur agissant en toute impunité.
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La rue réclame justice
Ce 28 mai, jour de fête de fin d’année scolaire, des dizaines de Camerounais se rassemblent devant l’établissement. Parents, citoyens, personnalités publiques, parmi elles Raïssa Chimala et Tonton Dave ont réclamé vérité et justice. Le sous-préfet a fait le déplacement et appelé au calme. Il promet que la lumière sera faite.
De son côté, la direction a publié un communiqué catégorique. Elle nie tout incident, affirme que ses élèves sont en sécurité et cite ses dispositifs de sécurité caméras, personnel qualifié, contrôle des accès. Elle dénonce des « fausses informations » semant « une panique inutile ». L’école refuse ainsi de transmettre les enregistrements de ses caméras de surveillance de ce jour. Les images en circulation sur la toile datent du 26 avril 2026, c’est-à-dire un mois plus tôt. Pour l’heure, de nombreux Camerounais n’attendent qu’une chose, que justice soit rendue pour Joyce Nawelle.
















