pixel

Ultimatum Trump contre l’Iran : Washington menace de détruire le pays en une nuit

Date:

Pages jaunes
Trans Afrique

L’ultimatum de Trump contre l’Iran est entré dans une phase critique. Le président américain a menacé lundi de détruire « le pays entier » en une seule nuit si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz avant mardi 20h00, heure de Washington. Au 38e jour d’un conflit qui a déjà fait plusieurs milliers de morts, les frappes se poursuivent de part et d’autre, tandis que les tentatives de médiation restent sans issue.

Trump menace de détruire l’Iran en une nuit

Donald Trump a prononcé lundi l’une des menaces les plus directes de son mandat. Lors d’une conférence de presse, le président américain a déclaré que « le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit ». Cette nuit pourrait être celle de mardi, a-t-il précisé.

L’ultimatum fixé par Washington expire mardi à 20h00, heure locale, soit minuit GMT mercredi. À cette échéance, l’Iran devra avoir rouvert le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime situé entre le Golfe Persique et le golfe d’Oman voit transiter en temps normal un cinquième du pétrole brut mondial. Sa fermeture par l’Iran constitue l’un des principaux points de tension dans ce conflit.

La veille déjà, Trump avait menacé de frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si Téhéran ne débloquait pas le passage. Lundi, il a durci ce message en affirmant que les États-Unis pouvaient détruire ces cibles « en quatre heures ». Washington maintient ainsi une pression militaire maximale sur Téhéran.

L’ultimatum de Trump contre l’Iran : des frappes avant l’expiration du délai

Sans attendre la fin de l’ultimatum, Israël a frappé lundi des installations du site de South Pars, à Assalouyeh, dans le sud de l’Iran. Selon le ministre israélien de la Défense Israël Katz, ce complexe assure « environ la moitié de la production pétrochimique du pays ». Il abrite également la plus grande installation gazière d’Iran.

L’agence de presse iranienne Fars a rapporté « plusieurs explosions » sur le site. Les agences de presse n’ont signalé aucune victime. L’agence Irna a précisé que l’incendie était « maîtrisé ».

Ces frappes s’inscrivent dans une offensive israélo-américaine qui a ciblé lundi des infrastructures énergétiques en Iran. Trump a affirmé que les Iraniens soutenaient la « poursuite des frappes » et qu’ils étaient « prêts à souffrir » pour faire tomber le pouvoir en place. Cette déclaration vise à présenter les opérations militaires comme conformes aux attentes d’une partie de la population iranienne.

Des responsables iraniens ciblés

Les frappes ne visent pas seulement des infrastructures. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, ont annoncé la mort de leur chef des renseignements, Majid Khademi. Ils ont promis de venger sa disparition par « une riposte majeure ».

Le guide suprême Mojtaba Khamenei, resté sans apparition publique depuis le début du conflit, lui a rendu hommage dans un message écrit. Cette prise de parole, bien que limitée à un communiqué, confirme le poids symbolique de cette perte pour le régime.

Trump a par ailleurs relaté le sauvetage de deux aviateurs américains dont l’appareil avait été abattu en Iran. Il a salué le succès de cette opération, qui a mobilisé plus de 170 avions.

Contexte : un conflit régional au 38e jour

La guerre a débuté le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Depuis, plusieurs milliers de personnes ont perdu la vie au Moyen-Orient. Le conflit frappe désormais de nombreux États de la région.

Au Koweït, des missiles et des drones iraniens ont blessé six personnes. Téhéran accuse les pays du Golfe d’aider les États-Unis et frappe leurs territoires quotidiennement. À Haïfa, dans le nord d’Israël, des secouristes ont retrouvé quatre personnes mortes sous les décombres d’un immeuble touché par un missile iranien.

Les rebelles houthis du Yémen ont affirmé avoir lancé une attaque conjointe avec l’Iran et le Hezbollah libanais contre Israël, évoquant « une salve de missiles de croisière et de drones visant plusieurs sites vitaux et militaires ». Au Liban, une frappe a de nouveau ciblé le sud de Beyrouth après un avertissement israélien. Le bilan de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien approche les 1.500 morts.

Les Gardiens de la Révolution ont en parallèle annoncé se préparer à instaurer des conditions de navigation à Ormuz, applicables « en particulier aux États-Unis et à Israël ». Ces conditions n’ont pas été précisées. Ces dernières semaines, des parlementaires iraniens avaient proposé d’imposer des droits de passage et des taxes aux navires dans le détroit.

Réactions : condamnation européenne, justifications américaines

Le président du Conseil européen Antonio Costa a rappelé que toute frappe ciblant des infrastructures civiles, notamment des installations énergétiques, était « illégale » et « inacceptable ». Sa déclaration vise directement les menaces de Trump contre les centrales iraniennes.

Face à ces critiques, Trump a maintenu sa position. Interrogé sur le risque de commettre des crimes de guerre, le président américain a répondu qu’il ne « s’inquiétait pas » de cette question. À ses yeux, le vrai « crime de guerre » serait de laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Il a aussi cité la répression des manifestations par les autorités iraniennes pour justifier sa posture : « Ils tuent des manifestants. Ce sont des animaux. »

Un porte-parole de l’armée iranienne a averti que Téhéran poursuivrait les hostilités « aussi longtemps que les responsables politiques le jugeront opportun ». Le commandement militaire iranien a adressé une mise en garde directe : « Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices et étendues. »

L’ultimatum de Trump contre l’Iran et l’échec des tentatives de médiation

Lundi, Iraniens et Américains ont rejeté presque simultanément des offres de cessez-le-feu. Des pays tiers avaient pourtant tenté de proposer une sortie diplomatique.

Selon le site américain Axios, des médiateurs turcs, égyptiens et pakistanais ont soumis une proposition en deux phases. La première prévoit un cessez-le-feu de 45 jours pour permettre des négociations. La seconde vise à conclure un accord définitif mettant fin à la guerre, déclenchée le 28 février.

La Maison Blanche a confirmé que Trump n’avait pas « validé » cette initiative. Il a toutefois estimé qu’il s’agissait d’« une étape très significative », en jugeant que ce n’était « pas encore assez bien ». Cette formulation laisse entrevoir une ouverture prudente, sans engagement ferme.

L’agence iranienne Irna a indiqué que Téhéran avait rejeté une proposition portée par le Pakistan, sans en préciser le contenu. Les deux parties ont ainsi écarté les offres de médiation au même moment, sans laisser entrevoir de disposition à négocier dans l’immédiat.

Source : Agence France-Presse

- Pub -
Pages jaunes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Partager :

spot_imgspot_img

Populaires

Dans la même catégorie
Associé

Cessez-le-feu au Liban de dix jours : une trêve fragile entre Israël et le Hezbollah

Le cessez-le-feu au Liban de dix jours est entré...

Accord nucléaire Iran États-Unis : Trump affirme être très proche d’un accord avec Téhéran

L'accord nucléaire Iran États-Unis semble à portée de main....

États-Unis et Iran : Vers de nouvelles négociations

Washington et Téhéran envisagent un nouveau cycle de négociations...