Les pédiatres regroupés au sein de la Société camerounaise de pédiatrie se sont retrouvés. Pour parler de réanimation néonatale, le 9 mai 2026 à l’Hôpital Laquintinie de Douala.
C’est la salle de conférence Manaouda Malachie de l’hôpital Laquintinie de Douala qui a accueilli la centaine de médecins. Pédiatres de Douala et d’ailleurs, sages-femmes ont le contour d’une situation complexe.
La physiologie de l’adaptation
La naissance du bébé et son adaptation, premier module, a été tiré de « la physiologie de l’adaptation ». Il a été présenté par le Pr Danielle Kedy Koum. Cette dernière a précisé qu’il faut avoir une petite vision pathologique, comprendre les choses avant de manipuler.
Et donc, « la physiologie de l’adaptation. C’est un principe qu’il faut comprendre pour savoir qu’est-ce qui change entre la grossesse. Pour la moitié de l’enfant, et la naissance. C’est une question de survie. L’enfant est obligé de faire ses changements pour survivre. »
« C’est pour ça qu’on va parler de la physiologie de l’adaptation. S’il ne fait pas ses changements comme il faut, sa survie est en danger. Donc, c’est une question d’adaptation », fait-elle savoir aux pédiatres et sages-femmes dans sa leçon.
L’adaptation thermique
Et parlant d’adaptation, on en a cité trois. A savoir : L’adaptation thermique, c’est-à-dire le changement de sa température, l’adaptation respiratoire et l’adaptation circulatoire. Dans la compréhension complète, l’enfant qui vient au monde, est «un bébé chez qui on veut éviter l’hypothermie, ça veut dire qu’on doit connaître la température normale du nouveau-né ».
Maternité : Laquintinie renforce la protection des nouveau-nés
«Si je le retenais à terme, il va être entre 36°C et 37°C. Pour le prématuré, il est entre 36,8°C et 37,3°C. Le centre de thermorégulation, c’est l’hypothalamus. L’hypothalamus qui est une partie de notre cerveau », une bonne leçon sur le corps de l’enfant.
Pour le Dr Catherine Bebey, « la réanimation du nouveau-né, c’est un ensemble d’étapes. Qui consiste en la bonne adaptation de ce dernier afin qu’il puisse avoir une vie favorable. La réanimation du nouveau-né, ou pour dire la vie du nouveau-né, passe par l’accouchement. Et si tout ne s’est pas bien passé à la naissance, il est fort possible que cet enfant développe des complications »
Des séquelles plus tard
Ou « des séquelles plus tard qui peuvent être délétères pour lui. Normalement, un nouveau-né qui a une bonne adaptation crie à la naissance. Ça veut dire qu’il s’est bien adapté au milieu extérieur. Si ce nouveau-né ne crie pas, il faut bien chercher. Quel pourrait être le blocage ou le blocus, pourquoi il n’a pas crié », va expliquer la pédiatre-néonatalogiste. En service à l’Hôpital Général de Douala.
Entre deux enseignements, on a vu les médecins faire des exercices pratiques. Les tables ont été bien aménagées avec des poupées et des appareils médicaux. Des exercices pratiques appréciés par les professionnels de la santé. « j’ai beaucoup appris. Il y a des choses que nous faisons et qui ne sont pas conseillées. Mais on le fait par ignorance. Par exemple, supprimer la climatisation dans les salles de naissances. Et autres », va réagir un médecin de l’hôpital général de Limbé.
Il est à préciser que cet atelier entre dans le cadre des 5ᵉ journées des réalités pédiatriques africaines. Avec comme axe majeur l’oxygénothérapie en milieu pédiatrique camerounais. Tenues à Douala du 8 au 10 mai avec l’appui financier de la société Nestlé
















