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L’Ultimatum de Trump à l’Iran sur Ormuz : Washington annonce des frappes si le détroit reste fermé

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L’ultimatum de Trump à l’Iran sur Ormuz arrive à échéance lundi soir, à 20h00, heure de Washington. Donald Trump menace de frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si le détroit d’Ormuz reste bloqué. L’opération de sauvetage d’un aviateur américain sur le sol iranien a encore crispé les tensions entre Washington et Téhéran.

 – L’Ultimatum de Trump à l’Iran sur Ormuz : 24 heures pour rouvrir le passage stratégique

Au 37e jour d’une guerre qui a fait des milliers de morts dans l’ensemble du Moyen-Orient, Donald Trump a fixé ses conditions dimanche sur Truth Social. Le président américain exige la réouverture du détroit d’Ormuz avant lundi 20h00, heure de Washington, soit mardi 00h00 GMT. Passé ce délai, il annonce des frappes sur les centrales énergétiques et les ponts en Iran.

Sa formulation ne laisse aucune place au doute. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! », a publié Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant : « Gloire à Allah ». Samedi, le milliardaire républicain avait déjà lancé cet ultimatum, annonçant son intention de « déchaîner les enfers » à l’expiration du délai.

Le détroit d’Ormuz constitue un verrou stratégique pour l’économie mondiale. Un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde y transitent normalement. Son blocage actuel fait flamber les cours du pétrole sur les marchés internationaux.

La Russie, l’Arabie saoudite et six autres membres de l’OPEP+ devaient se réunir dimanche pour examiner une éventuelle hausse de production. Cette réunion répond directement à la pression exercée par la fermeture du passage. Israël a par ailleurs défié les dirigeants iraniens en ce même dimanche et poursuivi ses frappes au Liban.

 – Un aviateur américain rescapé, « gravement blessé » sur le sol iranien

Donald Trump avait d’abord affirmé que l’aviateur abattu vendredi était sain et sauf. Il a rectifié ce point dimanche : le militaire est « gravement blessé ». Le président américain a annoncé une conférence de presse pour lundi « avec l’armée » dans le Bureau ovale, où il devrait apporter des précisions sur l’opération.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué une opération de sauvetage « incroyable ». L’opération a nécessité le déploiement d’appareils américains sur le territoire iranien.

Les forces armées iraniennes affirment avoir « déjoué » l’opération. Elles n’ont ni nié le sauvetage de l’aviateur ni annoncé sa capture. Téhéran revendique l’interception de quatre appareils américains engagés dans l’opération.

Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, cinq Iraniens ont péri lors de l’opération américaine. Dans le nord-ouest du pays, des frappes ont par ailleurs tué cinq Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Un aéroport du sud-ouest de l’Iran a également subi des dommages le même jour.

 – L’Iran frappe le Golfe et déclenche une alerte en Israël

L’Iran a multiplié les attaques dimanche contre les pays du Golfe et Israël. Des tirs iraniens ont endommagé des sites énergétiques aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït. Au Koweït, les frappes ont touché un complexe ministériel et des usines de dessalement d’eau.

Ces attaques s’inscrivent dans une logique de représailles. Samedi, des raids israélo-américains avaient visé un site pétrochimique de Mahshahr, causant cinq morts et 170 blessés. L’armée iranienne avait alors menacé de cibler les infrastructures d’eau et d’énergie d’Israël et des pays du Golfe en réponse.

En Israël, une alerte a retenti dimanche matin. L’armée israélienne a signalé un nouveau barrage de missiles iraniens. Des restrictions d’accès à la basilique du Saint-Sépulcre ont perturbé les célébrations de Pâques à Jérusalem, où les chrétiens situent le lieu de la résurrection du Christ.

En Irak, des factions armées pro-iraniennes ont conduit deux attaques nocturnes contre des installations diplomatiques américaines. L’ambassade des États-Unis a confirmé les incidents.

 – L’Ultimatum de Trump à l’Iran sur Ormuz : Téhéran rejette les termes et contre-menace

L’Iran a rejeté l’ultimatum américain sans ambages. Le général Ali Abdollahi, chef du commandement central iranien, a répliqué sur le même registre que Trump : « Les portes de l’enfer vont s’ouvrir pour vous. »

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a également durci sa position. Il a menacé de « paralyser » le pouvoir iranien, de tuer ses dirigeants et de viser ses infrastructures stratégiques si les attaques de missiles contre Israël persistent.

À Téhéran, la population paraît pourtant indifférente aux nouvelles menaces, a constaté un journaliste de l’AFP. Dans un parc, des jeunes plaisantaient autour d’un pique-nique.

Deux amis jouaient au frisbee sur fond de musique techno, pendant qu’un cerf-volant flottait dans le ciel. Un groupe de jeunes filles, cheveux dévoilés, tapaient dans un ballon de football.

 – La diplomatie reste active en marge des menaces croisées

Des canaux diplomatiques restent ouverts malgré l’escalade verbale. Oman, situé face à l’Iran dans le détroit d’Ormuz, a confirmé avoir discuté avec Téhéran de la réouverture du passage. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est entretenu par téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays conduisent des efforts en faveur d’une sortie du conflit.

Dimanche, lors d’un entretien sur la chaîne Fox News, Trump a lui-même évoqué de « bonnes chances » de parvenir à un accord avec l’Iran lundi. Cette déclaration contraste avec la violence de ses publications sur Truth Social quelques heures plus tôt.

En ce dimanche de Pâques, le pape Léon XIV a lancé un appel solennel à la paix. Dans son message traditionnel « Urbi et Orbi », il a demandé à « ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres » de « choisir la paix ».

 – Le Liban meurtri : plus de 1 400 morts depuis début mars

Le front libanais reste particulièrement meurtrier. Une frappe israélienne sur le sud de Beyrouth a tué au moins quatre personnes et blessé 39 autres, à quelque 100 mètres d’un hôpital, selon le ministère libanais de la Santé.

Avant cette frappe, sept personnes avaient péri à Kfar Hatta, près de Saïda, dans le sud du pays. Six d’entre elles appartenaient à la même famille.

Depuis début mars, le pilonnage israélien et les combats ont causé plus de 1 400 morts au Liban. Dans le village de Debel, à la frontière avec Israël, des habitants s’apprêtaient pourtant à célébrer Pâques.

« Les gens sont terrorisés. Le bruit des bombardements et des tirs n’a pas cessé une seconde depuis hier soir », a déclaré à l’AFP Joseph Attieh, un responsable local. « La situation est tragique. Nous mettons notre foi en Dieu. »

Source : Agence France-Presse

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