Lors de son passage dans l’émission « Décrypter l’Afrique », l’écrivaine Calixte Beyala a déclaré ne plus croire en Issa Tchiroma Bakary.
La rupture est désormais actée. Entre Calixte Beyala et Issa Tchiroma, c’est le divorce. L’écrivaine vient de déclarer de manière catégorique la fin de son alliance. Avec l’ex-candidat à la présidence d’octobre 2025 au Cameroun. « Je ne crois plus en Issa Tchiroma Bakary », a-t-elle déclaré. Alors qu’elle était invitée le 27 mai à l’émission Décrypter l’Afrique.
« Taper les casseroles »
Bien qu’ayant été l’une de ses voix les plus virulentes, l’écrivaine a annoncé son désaccord avec le président du FSNC. Candidat malheureux de la présidentielle d’octobre 2025. Elle lui reproche entre autres, d’avoir « abandonné les enfants » à qui il a demandé de descendre dans la rue après le scrutin. « On ne part pas, on tient parole », a-t-elle déclaré avec regret.
Depuis la Gambie, il continue de demander « de taper les casseroles », critique-t-elle. Et d’estimer que le peuple a besoin de solutions concrètes plutôt que de promesses creuses. Pour l’écrivaine, le candidat n’a pas honoré son engagement auprès de ses partisans. Bref, l’un de ses soutiens les plus actifs pendant l’élection présidentielle de 2025 structure ses critiques autour de plusieurs points. Notamment l’abandon politique et l’opportunisme politique.
Présidentielle 2025 : Calixte Beyala reconnait la victoire de Tchiroma
La fuite du leader politique
Elle reproche à l’ancien ministre de la Communication, arrivé deuxième lors du scrutin présidentiel d’octobre 2025, d’avoir déserté le terrain et laissé tomber les militants qui croyaient en son projet de changement. « Pour Calixthe Beyala, cet effacement soudain de l’homme politique après la bataille électorale illustre le comportement d’une certaine classe politique qu’elle rejette désormais », commente un analyste politique.
Lui qui affirme avoir écouté l’intégralité de l’intervention de l’écrivaine expliquant les raisons de sa colère contre l’homme politique et le contexte dans lequel ces propos ont été tenus. « Elle a du mal à pardonner la fuite du leader politique et l’abandon des enfants qu’il a appelés à manifester. Elle a tout simplement refusé de continuer à croire à un leader qui ne respecte pas sa parole ».
« Après avoir promis au peuple la libération ainsi que le changement, l’homme politique n’est pas allé au bout de cette dynamique, préférant se retirer face à l’obstacle pour aller trouver refuge en Gambie », poursuit-il.
Rapprochement avec Kamto
« J’estime que quand on prend l’engagement auprès d’un peuple de l’accompagner, de le soutenir, de le défendre au prix de son sang, on ne part pas. On tient parole », déclare ainsi l’écrivaine en faisant le rapprochement avec Maurice Kamto.
Ce leader politique qui, au lendemain de l’élection de 2018, est resté au Cameroun « avec ses gens ». Le président du Mrc a été interpellé, placé en détention puis libéré. Ce qui n’est pas le cas d’Issa Tchiroma Bakary qui a préféré prendre la poudre d’escampette en se réfugiant en Gambie où il continue d’appeler à des manifestations.
Et en plus de « donner des ordres de taper sur des casseroles depuis la Gambie », de faire quoi donc ? Quels sont les ordres qu’il pourrait donner qui feraient marcher ou fonctionner quelque chose ? Je ne les vois pas », conclut Calixthe Beyala. Elle qui au lendemain du 12 octobre, sur la base des tendances, déclarait « Tchiroma est en tête avec un score à la soviétique ».
















