Emmanuel Gérard Ondo Ndong, ancien directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunal (FEICOM), est décédé dans la nuit du 15 août 2026. Sa disparition intervient environ six mois après sa sortie de prison, à l’issue de près de vingt années de détention.
Le Cameroun perd une figure bien connue de son administration publique. Emmanuel Gérard Ondo Ndong, ancien directeur général du FEICOM, est décédé dans la nuit du samedi 15 août 2026. Les circonstances exactes de son décès n’ont pas encore été rendues publiques.
Originaire de la Vallée-du-Ntem, dans la région du Sud, Gérard Ondo Ndong a dirigé le FEICOM de 2001 à 2005. Avant sa nomination comme directeur général, il avait également occupé les fonctions de directeur administratif de l’organisme. Son parcours à la tête du FEICOM s’est interrompu en novembre 2005.
Quelques mois plus tard, en février 2006, il est arrêté dans le cadre de l’Opération Épervier, vaste campagne de lutte contre les détournements de deniers publics au Cameroun.
Son affaire donnera lieu à plusieurs procédures judiciaires et à de lourdes condamnations.
Après environ vingt années passées en détention, l’ancien directeur général du FEICOM avait retrouvé la liberté en février 2026.
Sa sortie avait été largement commentée dans l’opinion publique camerounaise. À cette occasion, Gérard Ondo Ndong s’était notamment réjoui de retrouver sa famille après toutes ces années passées derrière les barreaux.
Une liberté de courte durée
Cette liberté retrouvée aura finalement été de courte durée. Plusieurs sources évoquaient déjà, après sa sortie, un homme physiquement affaibli par les longues années de détention et par différents problèmes de santé. Il s’est éteint environ six mois après sa libération.
La disparition d’Emmanuel Gérard Ondo Ndong referme ainsi un chapitre particulièrement marquant de l’histoire administrative et judiciaire récente du Cameroun. De haut responsable du FEICOM à figure emblématique de l’Opération Épervier, son parcours aura été marqué par le pouvoir, la justice, une longue incarcération et, finalement, quelques mois de liberté avant son décès.












