Après le grave accident survenu dans la nuit du 13 au 14 août 2026, à Dikeniméki, sur l’axe Yaoundé-Bafoussam, Issa Tchiroma Bakary a réagi en pointant plusieurs défaillances de la sécurité routière au Cameroun, notamment le contrôle des compagnies de transport, l’état des routes, la signalisation et le stationnement dangereux des camions. Il appelle à des mesures plus fortes pour protéger les usagers.
Issa Tchiroma Bakary a réagi au grave accident de circulation survenu dans la localité de Nomalé, près de Ndikinemeki, dans le Mbam-et-Inoubou. Dans un message daté du 16 août 2026, il dit avoir appris avec « consternation » la mort de plusieurs personnes et l’enregistrement de nombreux blessés. Il adresse ses condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Mais au-delà de ce message de compassion, Issa Tchiroma Bakary attire surtout l’attention sur les problèmes qui, selon lui, continuent de mettre en danger les usagers des routes camerounaises. Il pointe notamment le contrôle insuffisant des compagnies de transport, l’étroitesse de certains grands axes, l’état des accotements, le manque d’éclairage et de signalisation ainsi que le stationnement dangereux de certains camions.
« En effet, malgré des efforts de circonstance et des effets d’annonce, de nombreuses défaillances en matière routière mettent en danger la vie de nos concitoyens : le manque de contrôle régulier de la légalité des compagnies de transport ; l’étroitesse des voies de nos principaux axes routiers ainsi que des accotements qui ne sont pas aux normes des standards internationaux ; le défaut de mâts d’éclairage pour sécuriser les déplacements ; l’inexistence de dispositifs réfléchissants sur les bas-côtés ou rétro-réfléchissants sur la chaussée ; un déficit de rigueur dans le contrôle et la sanction des camions qui se garent régulièrement et dangereusement le long des axes ; etc. »
La responsabilité de certains usagers
Pour Issa Tchiroma Bakary, les problèmes d’infrastructures et de gestion publique ne sont cependant pas les seuls en cause. Il pointe également la responsabilité de certains usagers et chauffeurs des compagnies de transport.
« S’il ne faut pas omettre de souligner l’irresponsabilité et le défaut de civisme de nombreux usagers de la route et notamment de chauffeurs de compagnies de transport, nombreuses sont les défaillances criardes de la gestion publique dans ce domaine comme d’ailleurs dans d’autres. »
Face à cette situation, il estime que le drame de Ndikinemeki doit pousser à revoir en profondeur la gestion de la sécurité routière au Cameroun. Il appelle ainsi à « un véritable choc de gouvernance dans le domaine des infrastructures, de la sécurité et des transports routiers au Cameroun« .
Pour rappel, l’accident s’est produit sur la Nationale n°4 reliant Yaoundé à Bafoussam. Selon les premières informations, un autocar est entré en collision avec un camion immobilisé sur la chaussée. Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés.












