Face à leur expulsion des États-Unis vers le Cameroun en 2026. Trente-six migrants africains passent à l’offensive. Leur avocat a annoncé mercredi 05 Aout 2026, l’ouverture d’une procédure à Yaoundé. Pour exiger la protection du pays d’accueil et suspendre le pacte migratoire signé avec le gouvernement américain.
Ces expulsions ont eu lieu dans le cadre d’un dispositif américain controversé d’envoi de ressortissants étrangers en situation irrégulière aux États-Unis vers des pays tiers.
La plainte déposée devant le tribunal administratif de Yaoundé vise à « suspendre l’accord migratoire » conclu avec les Etats-Unis, pour permettre aux 36 personnes expulsées de demander la protection juridique du Cameroun et ainsi un statut leur permettant d’y séjourner légalement.
Elle vise surtout à éviter toute expulsion vers leur pays d’origine, a fait savoir M. Fru Awah dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Le Cameroun ne peut être utilisé comme un pays de transit pour renvoyer des personnes vers la persécution ou la torture », a déclaré l’avocat.
Des migrants bloqués dans un limbe juridique à Yaoundé
Issus de la République démocratique du Congo (RDC), du Ghana, de l’Angola, de l’Ethiopie, de Sierra Leone, du Kenya, du Sénégal, du Zimbabwe et du Maroc, ces 36 personnes étaient protégées par la justice américaine contre une expulsion vers leur pays d’origine, et ont été expulsées vers le Cameroun entre janvier et mai 2026. Elles risquent désormais une expulsion vers leur pays d’origine, depuis le Cameroun.
Depuis leur arrivée à Yaoundé, ces personnes, qui vivent dans un centre géré par les autorités camerounaises en lien avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), demeurent « privées de documents d’identité et de statut légal clair », et sont « sujettes à des restrictions de déplacement », selon M. Fru Awah.
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Le Cameroun fait partie des pays africains qui ont accepté d’accepter des personnes expulsées des États-Unis, dont la Centrafrique, la Guinée équatoriale, le Ghana, le Rwanda, le Soudan du Sud, l’Eswatini, la République démocratique du Congo (RDC) et la Sierra Léone.
L’administration Trump soutient que, bien qu’elle ne puisse renvoyer ces personnes dans leurs pays d’origine, rien ne lui interdit de les envoyer vers des pays tiers.
Une enquête de l’AFP a montré que les États-Unis ont proposé des accords se chiffrant en millions de dollars et brandi la menace de restrictions de visas pour inciter des pays tiers, notamment en Afrique, à accepter des personnes expulsées, africaines ou originaires d’autres continents.












