L’épidémie de Mpox, encore appelée variole du singe, connaît une accélération dans la région du Sud. Les chiffres parlent de 11 cas confirmés.
En effet, les autorités sanitaires font face à une hausse rapide des contaminations. Pourtant on avait signalé jusqu’ici trois cas seulement. Seulement le nombre est passé à 11 en l’espace de 48 heures. Cette information a été confirmée par notre confrère Bemjo Essian, journaliste établi à Ebolowa.
Premier cas détecté le 1ᵉʳ juillet 2026
Et dans l’organisation de la riposte, le ministre de la Santé publique s’est rendu à Kribi, il y a quelques jours. Manaouda Malachie est allé dans le département de l’Océan le 31 juillet 2026. La localité est considérée comme l’épicentre de l’épidémie dans la région. Et c’est précisément dans cette ville que le premier cas a été détecté le 1ᵉʳ juillet 2026. Plus précisément au Centre médical d’arrondissement (CMA) d’Afan Mabé.
En suivant les dernières statistiques du Minsanté, la région du Sud a enregistré à date 21 cas suspects. Avec 11 cas confirmés et neuf cas actifs, répartis entre Kribi, Niété et Ebolowa. D’autres cas suspects ont été signalés ailleurs, notamment Ambam, Lolodorf, Meyomessala et Sangmélima.
C’est au total, plus de 240 cas qui sont placés sous observation dans les districts de santé de la région. Afin de limiter la propagation du virus et d’assurer une prise en charge rapide des personnes éventuellement infectées. Une situation qui semble n’avoir pas ébranlé les autorités sanitaires. Du moins, le ministre Malachie Manaouda se veut rassurant. Il a affirmé qu’aucun décès lié au Mpox n’a été enregistré dans la région du Sud à ce jour.
Mpox: deux morts et 46 cas suspects au Cameroun depuis avril
150 doses de vaccin acheminées à Kribi
Alors, face à l’aggravation des cas, le ministre de la Santé a indiqué avoir renforcé les mesures de riposte. Dans l’urgence, 150 doses de vaccin ont été acheminées à Kribi. Et les premières opérations de vaccination ont déjà débuté. Les personnes prioritairement ciblées sont celles qui ont été en contact avec les cas confirmés. Ainsi que les personnels de santé les plus exposés.
Cette flambée dans le Sud intervient alors que le Cameroun a intensifié la surveillance du Mpox. Et ce, depuis la détection des premiers cas en novembre 2025. À la date du 2 avril 2026, le pays avait enregistré 207 cas suspects, dont 37 cas confirmés.
Dans le registre des régions les plus touchées, il y avait le Littoral, avec 24 cas actifs. Ensuite, le Sud-Ouest (6 cas), le Centre (4 cas), le Nord-Ouest (2 cas) et de l’Est (1 cas). Fin avril 2026, un premier cas confirmé avait été enregistré dans la région de l’Ouest, marquant l’extension géographique de l’épidémie. Ainsi donc, l’apparition d’un nouveau foyer dans le Sud confirme que le virus continue sa marge de progression. D’où le niveau élevé de vigilance mis en place par le Minsanté.












