L’Association des chefs Traditionnels et Notables de Loum a donné, mardi dernier, le coup d’envoi de sa campagne de sensibilisation aux inscriptions sur les listes électorales.
C’est sous une fine pluie, le mardi 11 août 2026, que l’Association des chefs Traditionnels. Et Notables de Loum a donné le coup d’envoi de sa campagne de sensibilisation aux inscriptions sur les listes électorales.
Solennité d’un lancement
Une pluie que personne, sur place, n’a semblé vouloir interpréter comme un mauvais présage. Au contraire, elle a comme scellé la solennité d’un lancement porté conjointement par le comité de développement des villages du canton Babong. Et Bonalébé et les autorités traditionnelles de l’arrondissement.
Devant le représentant du sous-Préfet, les chefs traditionnels, les notables et les responsables locaux d’Elecam, Théodore Ndema. Porte-parole des chefferies et président du comité d’organisation, a ouvert la cérémonie en situant l’enjeu. L’inscription électorale n’est pas une simple formalité administrative. Mais « le premier pas de l’expression de notre souveraineté et de notre dignité citoyenne ».
Un objectif chiffré : 5 000 inscriptions en 14 jours
Le porte-parole a d’emblée situé cette mobilisation dans un cadre plus large. Celui de l’appel du secrétaire général du comité central du Rdpc à multiplier les inscriptions. Avant l’échéance du 31 août 2026, et des instructions données dans le Moungo par le ministre Lejeune Mbella Mbella.
« C’est à cet appel que Loum répond aujourd’hui […]. Nous nous sommes fixés pour objectif d’inscrire durant les 14 jours de cette campagne. Un minimum de 5 000 personnes
», a-t-il déclaré.
L’objectif est réparti sur l’ensemble des quartiers et villages de l’arrondissement Manengwassa 1 et 2, Ngodi 1, 2 et 3. Nkombi, Route Bakossi, Abattoir, ainsi que Indépendance et Étape. Interrogé sur l’engouement suscité par ce lancement, Théodore Ndema s’est dit confiant.
« Je suis convaincu que nous allons, pourquoi pas, dépasser cet objectif. » Sur la place accordée aux jeunes dans le dispositif, il a justifié cet accent. Par le poids démographique de cette catégorie : « 70 % de la population […] est jeune. Vous comprenez pourquoi on appelle les jeunes à s’inscrire massivement. Sur les listes électorales pour faire entendre leur voix. »
La voix des chefs traditionnels
Sa Majesté Yamou Yamou Mangan, chef du quartier Ngodi 1, a salué une initiative qu’il juge attendue de longue date. Dénonçant une culture de résignation face aux décisions prises pour la communauté. S’adressant à la jeunesse, le chef traditionnel a livré un message sans détour sur le poids politique de cette génération.
« Quand vous ne faites pas la politique, la politique vous fait […]. La jeunesse, c’est celle qui prend la conduite de la nation », a-t-il affirmé. Pour convaincre au-delà du premier cercle, il a expliqué miser sur une sensibilisation de proximité. Via le canal traditionnel du « Dikalo » («Moi, je parle de campagne de sensibilisation de proximité. Je mets en fait ce que nous appelons le Dikalo »).
Sur le terrain, un accueil favorable
Du côté des habitants, l’initiative semble trouver un écho positif. Emmanuel Désiré Essoh Ntouba, résident de Loum, a salué une démarche qu’il juge nécessaire. « L’initiation est à saluer. Je pense que tous les habitants de cet arrondissement doivent s’inscrire massivement car voter c’est un droit », dit-il. Interrogé sur son expérience du processus d’enrôlement, il l’a qualifié de « simple, efficace et rapide ».












