En marge d’un sommet régional à Durban, marqué par une manifestation hostile aux étrangers. Le président Cyril Ramaphosa a exhorté les pays d’Afrique australe à s’unir pour faire face aux enjeux migratoires.
Ce rassemblement de quelque 300 personnes, étroitement encadré par les forces de l’ordre. A été organisé par l’un des groupes antimigrants radicaux. Lequel est à l’origine de semaines de protestations. Ayant, poussé des dizaines de milliers d’étrangers à fuir le pays.
Un hélicoptère et des drones ont survolé la zone. Tandis que des policiers à cheval et à moto ont escorté le groupe de manifestants jusqu’aux abords du bâtiment. Où s’est déployé, jusqu’à lundi soir, le 46e sommet de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Qui, regroupe 16 pays.
« Nous sommes ici pour vous dire de venir récupérer vos ressortissants. Qui, se trouvent illégalement en Afrique du Sud ». A déclaré Jacinta Ngobese-Zuma, une des figures du mouvement antimigrants, en tête du cortège.
Elle a cité le Malawi, le Mozambique et le Zimbabwe, trois pays dont les citoyens constituaient la majeure partie de quelque 176.000 étrangers ayant quitté le pays, selon un décompte de l’AFP, à mesure que les manifestations s’intensifiaient.
Migration : l’Afrique du Sud appelle à un sommet continental
Colère de la rue et condamnations officielles
Lors d’une conférence publique vendredi, en amont du sommet, le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait exprimé la « profonde tristesse » et la « honte » de son pays face aux discriminations et aux mauvais traitements subis ces derniers mois par des ressortissants d’autres pays.
Au moins quatre migrants ont trouvé la mort dans ces violences, selon la police sud-africaine, des gouvernements étrangers avançant un bilan plus lourd.
Lundi en clôture de la réunion des pays d’Afrique australe (SADC) à Durban, M. Ramaphosa a insisté sur le « défi de l’immigration », affirmant que son pays avait « émis le souhait de travailler ensemble pour le relever ».
Xénophobie en Afrique du Sud : le Ghana demande à l’UA d’agir
Vers une réponse globale aux tensions migratoires
La gestion de ces manifestations et violences par le gouvernement a été signalée par d’autres nations africaines, notamment le Ghana et le Nigeria, qui ne font pas partie de la SADC.
Pays le plus riche du continent, l’Afrique du Sud tient depuis longtemps les migrants, mais elle est confrontée à un taux de chômage supérieur à 30% et à de profondes inégalités.
Le pays, qui a pris la présidence tournante de la SADC lors de ce sommet, a appelé à la tenue d’une conférence sur la question des migrations à l’échelle du continent.












