L’Iran accuse les États-Unis d’avoir rompu le cessez-le-feu après de nouvelles frappes dans le sud du pays. Cette montée des tensions complique les négociations engagées pour mettre fin durablement au conflit au Moyen-Orient.
La tension remonte brusquement entre Téhéran et Washington. Mardi, les autorités iraniennes ont accusé les États-Unis d’avoir violé la trêve en menant des frappes nocturnes dans la province d’Hormozgan, dans le sud du pays. Le ministère iranien des Affaires étrangères dénonce une « violation flagrante » du cessez-le-feu et promet une réponse à toute nouvelle attaque.
Frappes et menaces
Quelques heures plus tôt, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient avait annoncé avoir ciblé plusieurs sites de lancement de missiles iraniens. De son côté, l’Iran n’a pas confirmé officiellement ces frappes. Toutefois, les médias d’État ont signalé des explosions à Bandar Abbas, grand port stratégique du sud iranien, tandis qu’une enquête a été ouverte.
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Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution affirment avoir abattu un drone américain et repoussé plusieurs appareils étrangers près de l’espace aérien iranien. Ces incidents surviennent alors que les armes se faisaient plus discrètes depuis le 8 avril, malgré des menaces persistantes entre les deux camps.
Les tensions restent particulièrement fortes autour du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime stratégique demeure partiellement bloqué par Téhéran, perturbant fortement le commerce mondial du pétrole. Mardi encore, un pétrolier a été touché au large des côtes d’Oman, selon l’agence maritime britannique UKMTO.
Négociations sous pression
Malgré ce regain de violence, les discussions diplomatiques se poursuivent. Lundi, plusieurs responsables iraniens, dont le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, se sont rendus à Doha pour relancer les échanges avec les médiateurs régionaux.
L’Iran réclame notamment le déblocage de milliards de dollars d’avoirs gelés par les sanctions américaines. La question nucléaire reste également au cœur des négociations. Washington exige toujours la destruction des stocks d’uranium hautement enrichi, soupçonnant Téhéran de vouloir développer l’arme atomique.
De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio estime qu’un accord demeure envisageable. Selon lui, les discussions portent désormais sur la rédaction du texte final. Le président Donald Trump affirme, lui aussi, vouloir parvenir rapidement à une solution politique.
Par ailleurs, la situation reste explosive au Liban voisin. Israël a demandé mardi l’évacuation complète de la ville de Nabatiyé, dans le sud du pays. Cette décision intervient après une frappe meurtrière ayant causé onze morts dans l’est libanais. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu promet d’intensifier les opérations contre le Hezbollah, allié de l’Iran.
Cette nouvelle escalade régionale renforce ainsi l’incertitude autour des négociations en cours et éloigne, pour l’instant, la perspective d’un apaisement durable.
Source: Agence France Presse
















