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Iran saisit navires Ormuz et bloque le détroit tant que dure le blocus américain

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L’Iran saisit des navires à Ormuz et paralyse un passage crucial pour l’approvisionnement énergétique mondial. Les Gardiens de la Révolution ont intercepté deux bâtiments mercredi dans le détroit. Washington refuse d’y voir une violation du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

L’Iran saisit des navires à Ormuz et ferme le passage

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé mercredi la saisie de deux navires dans le détroit d’Ormuz. Ces bâtiments tentaient de franchir le passage sans autorisation préalable. Les forces navales iraniennes les ont conduits vers la côte iranienne.

Téhéran impose désormais une condition formelle à tout transit dans le détroit. Tout navire souhaitant entrer dans le Golfe ou en sortir doit obtenir une autorisation officielle. Cette mesure répond directement au blocus naval américain actif depuis le 13 avril.

Un troisième navire a essuyé des tirs à huit milles nautiques à l’ouest de l’Iran, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKTMO. Ce bâtiment a réussi à quitter le détroit. Il a mis cap sur le port saoudien de Jeddah, d’après le site spécialisé Marinetraffic.

L’Iran saisit des navires à Ormuz : Washington refuse d’y voir une violation

La Maison Blanche refuse d’interpréter la saisie comme une rupture de la trêve. « Non, car il ne s’agissait ni de navires américains, ni de navires israéliens », a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt sur Fox News. « Il s’agissait de deux navires internationaux », a-t-elle ajouté.

Leavitt a affirmé que l’Iran « ne contrôle pas le détroit d’Ormuz ». Elle a qualifié les agissements iraniens de « piraterie ». Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, à la suite d’une première session de pourparlers. Sa validité fait désormais l’objet d’interprétations divergentes entre les deux capitales.

Ghalibaf : réouverture impossible tant que le blocus dure

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a posé la ligne de Téhéran dans un message publié sur X. « Un cessez-le-feu complet n’a de sens que s’il n’est pas violé par un blocus naval », a-t-il écrit. Il a précisé : « La réouverture du détroit d’Ormuz est impossible tant que le cessez-le-feu est ouvertement bafoué. »

Cette déclaration pose les termes d’un blocage symétrique. Les États-Unis ferment les ports iraniens depuis le 13 avril. L’Iran verrouille en retour le passage maritime le plus stratégique de la région.

Le détroit d’Ormuz constitue un couloir vital pour le transport mondial des hydrocarbures. La tension dans ce couloir s’est intensifiée depuis le déclenchement du conflit. Des frappes israélo-américaines ont visé l’Iran le 28 février, ouvrant une guerre régionale aux conséquences économiques mondiales.

Ce conflit a causé des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban. L’économie mondiale en ressent l’impact direct. La fermeture partielle du détroit pèse sur les marchés énergétiques à l’échelle planétaire.

La guerre régionale déclenchée le 28 février a profondément reconfiguré les équilibres de la région. Elle a également ébranlé les flux commerciaux mondiaux depuis son déclenchement. Le détroit d’Ormuz s’est imposé comme l’un de ses enjeux stratégiques centraux.

Trump prolonge la trêve sans fixer de délai

Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l’Iran mardi soir. Cette décision est intervenue quelques heures avant l’expiration annoncée de la trêve. Trump a invoqué la nécessité de laisser davantage de temps aux Iraniens pour rejoindre les négociations de paix sous médiation pakistanaise.

La porte-parole Karoline Leavitt a précisé que Trump « n’a pas fixé de date limite pour recevoir une proposition de l’Iran ». Elle a ajouté que « le calendrier sera imposé » par le président lui-même. Aucune délégation ne s’est encore envolée pour Islamabad.

Trump a jugé « possible » une reprise des discussions dans les prochains jours. « C’est possible ! », a-t-il répondu à une journaliste du New York Post. Cette dernière l’interrogeait sur la probabilité de pourparlers dans les « 36 à 72 heures » à venir, soit d’ici vendredi. Le président ne s’est pas engagé sur un calendrier précis.

Les pourparlers d’Islamabad en suspens

Les discussions entre Washington et Téhéran visent à trouver une issue durable à la guerre. Ce conflit a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et a ébranlé l’économie mondiale. Une première session de négociations s’est tenue le 11 avril.

Un deuxième cycle était prévu en début de semaine. Aucune délégation ne s’est encore envolée pour le Pakistan. La médiation pakistanaise se poursuit malgré l’absence de mouvement concret.

Sharif a dit espérer que les deux parties concluraient « un accord de paix lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad ». Le porte-parole des Affaires étrangères iranien a dit mercredi « apprécier » les efforts du Pakistan pour mettre fin à la guerre. Il n’a pas commenté la prolongation de la trêve annoncée par Trump.

Quatre morts au Liban malgré la trêve

Le Liban constitue le second front principal du conflit. Quatre personnes y ont péri mercredi dans des frappes israéliennes. Ces frappes surviennent malgré une trêve qui expire dimanche.

Beyrouth prévoit d’en demander la prolongation lors de pourparlers jeudi à Washington. « Le Liban demandera l’extension pour un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l’arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent », a indiqué une source officielle libanaise à l’AFP.

Israël a déclaré ne pas avoir de « désaccords sérieux » avec le Liban. Tel Aviv appelle Beyrouth à « travailler ensemble » contre le Hezbollah pro-iranien.

Au moins 2 454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre, selon le dernier bilan officiel. Une frappe aérienne israélienne a tué une journaliste du journal Al-Akhbar mercredi. Une seconde journaliste du même titre a été blessée, près de la frontière libano-israélienne.

Manifestantes : Trump et Téhéran se contredisent

Donald Trump a affirmé mercredi que les autorités iraniennes avaient renoncé, à sa demande, à exécuter huit manifestantes anti-gouvernementales. Il a assuré que quatre d’entre elles seraient libérées. Cette déclaration est intervenue alors que les négociations de paix restaient en suspens.

La justice iranienne a démenti ces affirmations. Elle a accusé Trump de diffuser de « fausses informations ». Cet échange public alourdit encore le contexte d’une négociation déjà sous tension.

Source : Agence France-Presse

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