L’examen de baccalauréat 2026 a laissé des traces à Yaoundé. Melissa Essomba est décédée après un malaise dans la salle où elle composait. Alors, la version des faits relayée sur les réseaux sociaux est-elle conforme à la réalité ?
Que s’est-il passé à l’hôpital de district de Nkolndongo ? Depuis quelques jours, une information est largement relayée sur les réseaux sociaux. Elle affirme notamment qu’une candidate au baccalauréat, enceinte, du nom de Melissa Essomba. Serait décédée à l’hôpital de district de Nkolndongo.
Malaise en salle d’examen
En cause l’absence de soins. Aussi surprenant que cela puisse paraitre. Des stagiaires lui auraient exigé préalablement le versement préalable de 8 000 Fcfa pour sa prise en charge. Les faits se sont déroulés le mardi 26 mai 2026. Une version des faits qui, selon des sources hospitalières, ne serait pas conforme à la réalité. Pour lesdites sources, les faits, tels qu’ils se sont réellement déroulés, méritent d’être rétablis avec rigueur.
« Ngah Mbida Essomba Mélissa, 22 ans, candidate au baccalauréat au lycée d’Anguissa, a été victime d’un malaise en salle d’examen. Prise en charge par l’infirmière de l’établissement, elle est aussitôt acheminée vers la maternité de l’hôpital de district de Nkolndongo ».
Un fœtus de sexe féminin
« C’est dans le taxi qui les transporte que le drame se précipite. La jeune femme expulse un fœtus de sexe féminin pesant 900 grammes, macéré. Accompagné d’un placenta en putréfaction pesant 300 grammes », déclarent lesdites sources approchées par nos soins.
À son arrivée à la maternité, à 7 h 48, poursuivent-elles, Mélissa agonise, présentant tous les signes cliniques d’un état de choc. « Le personnel soignant entreprend immédiatement des tentatives de réanimation. Elles resteront malheureusement vaines. La jeune femme décède quelques minutes après son admission ».
« À aucun moment il n’a été question d’une somme de 8 000 francs exigée préalablement aux soins. Des stagiaires n’ont conditionné leur intervention à un quelconque paiement. Mélissa est arrivée mourante, et les soignants ont fait ce qu’il était humainement possible de faire », soutiennent ces dernières.
Les autorités administratives saisies
Qui vont plus loin en affirmant que dans les heures qui ont suivi, les autorités administratives ont été saisies. Le sous-préfet, accompagné de la commissaire spéciale, s’est rendu sur les lieux. Après échanges avec la famille de la défunte et présentation des condoléances. Le corps a été transféré sans incident à la morgue de l’Hôpital Central de Yaoundé.
Quoi que l’on dise, il est important de rappeler que le décès de cette compatriote est une tragédie humaine profonde. Qui appelle recueillement et compassion envers les siens. « Elle ne saurait en aucun cas servir de combustible à une désinformation. Qui salit inutilement des agents de santé ayant accompli leur devoir jusqu’au bout », s’insurgent les proches du centre de santé.
















