Une intervention esthétique destinée à augmenter le volume de son pénis a viré au drame pour Igho « Tiny » Ubiribo. Cet influenceur britannico-nigérian de 43 ans est mort à Bangkok après des injections d’acide hyaluronique. Une enquête vise désormais la clinique où il avait subi la procédure.
L’homme s’appelait Igho Ubiribo, également connu sur les réseaux sociaux sous les surnoms « Tiny » et « Ego« . Âgé de 43 ans, cet homme d’affaires et influenceur britannique d’origine nigériane comptait environ 185 000 abonnés sur Instagram. Il est mort à Bangkok, en Thaïlande, le 6 mars 2026.
L’affaire revient dans l’actualité en septembre après les conclusions d’une enquête médico-légale britannique et l’ouverture d’investigations par les autorités sanitaires thaïlandaises.
Une injection d’acide hyaluronique
La veille de son décès, le 5 mars, Igho Ubiribo s’était rendu dans une clinique de Bangkok pour une procédure destinée à augmenter le volume de son pénis. Selon les informations communiquées aux autorités thaïlandaises, il aurait reçu 40 millilitres d’acide hyaluronique. La clinique affirme que le médecin lui avait recommandé de répartir cette quantité sur deux séances, mais que le patient aurait souhaité recevoir la totalité en une fois.
L’établissement affirme également qu’Igho Ubiribo était un patient régulier depuis 2024 et qu’il avait déjà subi plusieurs procédures similaires.
Des douleurs à la poitrine avant son décès
Après la procédure, l’influenceur recevait un massage avec son épouse lorsqu’il a commencé à ressentir des douleurs thoraciques, avant de s’effondrer.
Les secours l’ont transporté à l’hôpital. Les médecins soupçonnaient alors une embolie pulmonaire. Son état s’est rapidement détérioré et les tentatives de réanimation n’ont pas permis de le sauver.
le 21 août dernier, une juridiction médico-légale londonienne a conclu que son décès avait été provoqué par l’injection d’acide hyaluronique et l’embolie pulmonaire qui en a résulté.
La clinique désormais sous enquête
Les autorités sanitaires thaïlandaises ont ouvert une enquête sur l’établissement de Bangkok. Des responsables ont notamment effectué une visite de la clinique cette semaine.
Ils cherchent à déterminer si la clinique disposait des autorisations nécessaires et si elle avait respecté les normes sanitaires et médicales applicables. Le dossier doit également faire l’objet d’un examen des pratiques professionnelles.
Le ministre thaïlandais de la Santé, Pattana Promphat, a appelé à une grande prudence concernant les procédures médicales. Cette affaire intervient alors que la Thaïlande constitue une destination importante pour le tourisme médical et la médecine esthétique.











