Le camp de réfugiés de Minawao, dans l’Extrême-Nord au Cameroun est sous la menace du choléra. Encore qu’il fonctionne au-dessus de la moyenne. Il est occupé à environ 325 % de sa capacité initiale. Dans les statistiques, on parle d’une flambée de choléra avec 447 patients admis à l’hôpital.
En fait, les craintes sont énormes pour International Medical Corps (IMC) par rapport à la forte densité de la population. L’organisme a rendu public le 22 septembre 2026 un rapport qui détaille la situation. Les experts parlent des insuffisances des infrastructures d’assainissement. Ainsi que les mouvements de population avec un risque élevé de transmission de la maladie.
447 patients pris en charge
Pour revenir sur l’occupation du site, le camp Minawao accueille plus de 81 000 réfugiés ayant fui les violences au Nigeria. Et le premier cas de choléra y a été signalé le 24 juillet 2026. Rendu au 20 septembre 2026, l’unité de traitement a enregistré 447 admissions. Dont 29 patients positifs au test de diagnostic rapide et cinq cas confirmés par culture en laboratoire. Quatre décès ont été signalés.
En effet, ces chiffres portent à environ 0,9 % la proportion de décès parmi les 447 patients pris en charge. C’est du moins un calcul effectué à partir des données de l’International Medical Corps. Par ailleurs, la structure indique que 438 patients ont guéri et que cinq sont restés en observation au 20 septembre 2026. La majorité des patients pris en charge sont des enfants de moins de 10 ans.
Extrême-Nord : des marmites vides chez les réfugiés de Minawao
Situation assez préoccupante
Pour certains observateurs, « C’est une situation assez préoccupante. Cette maladie peut traverser le camp pour envahir toute la région. C’est sans compter les mauvaises manières de vivre de ces gens. Nous avons la peur dans nos ventres en suivant ce qui se passe là-bas. Aussi, la surveillance doit être sérieuse. Je veux parler des déplacements de ces réfugiés à l’intérieur de la localité », dit M. Dahirou,
Pour Adama Amadou, « la moindre négligence va être fatale pour l’Extrême-Nord. Nous sommes tous exposés. Personne n’est épargnée, je veux dire. En cas de faille, le choléra va décimer ls gens ici », s’inquiète cet habitant.
Il est à noter que le système régional de gestion de l’incident choléra a déclenché une réponse de niveau 1. Ce dernier implique un renforcement de la coordination et de la mobilisation des ressources entre autorités sanitaires. Agences des Nations unies et organisations humanitaires. En allant, IMC a ajouté 45 lits, augmentant ainsi la capacité de l’unité de traitement. Aussi, 105 agents de santé ont été formés à la prise en charge des cas.











