Le décès de Moukoko Essoe Ozanne, élève de 5e au collège De La Salle d’Akwa, suscite une vive émotion à Douala. La jeune fille est morte le vendredi 18 septembre 2026. Des informations provenant de sa famille et de sources hospitalières font état d’une possible agression sexuelle.
Le collège De La Salle d’Akwa, à Douala, traverse des heures difficiles. Moukoko Essoe Ozanne, âgée de 11 ans et 11 mois selon sa famille, est décédée le vendredi 18 septembre 2026. Elle était élève en classe de 5e A. Selon les informations disponibles, la jeune fille a été retrouvée inconsciente dans les toilettes de l’établissement, après 16 h 15, à la fin des cours.
Elle a ensuite été conduite à l’hôpital Laquintinie de Douala, où son décès a été constaté. Les circonstances ayant précédé son malaise restent au cœur des interrogations. Des éléments font suspecter une agression sexuelle. L’affaire a pris une tournure plus grave avec les informations communiquées à la famille après l’arrivée à l’hôpital.
Agressée sexuellement « devant et derrière »
La tante d’Ozanne, la nommée Siki, affirme que la famille a été informée que l’enfant aurait été droguée et agressée sexuellement « devant et derrière ». L’examen du corps de l’enfant aurait révélé des traces de sperme et d’autres substances biologiques compatibles avec une agression sexuelle. Selon elle, des prélèvements ont été effectués et envoyés au laboratoire pour analyse.
Le Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (SNAES) s’est également saisi de l’affaire. Dans une déclaration consacrée au décès de l’élève, le syndicat évoque les résultats des analyses réalisées à l’hôpital Laquintinie. Selon le SNAES, « la jeune fille a été lourdement droguée de force ». Le syndicat évoque également une « substance verdâtre retrouvée sur sa langue » avant l’agression sexuelle présumée.
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Le syndicat demande l’ouverture d’une enquête criminelle. À ce stade, les résultats définitifs des analyses médicales et les conclusions de l’enquête judiciaire n’ont toutefois pas été rendus publics. Il reste donc à déterminer précisément ce qui est arrivé à l’enfant et à établir d’éventuelles responsabilités. L’association des parents évoque une possible confusion.
Une autre version des faits
Une autre version des faits a été avancée par le président de l’association des parents d’élèves du collège De La Salle. Devant les journalistes, il a contesté les informations selon lesquelles l’agression sexuelle présumée aurait eu lieu dans l’établissement. Pour appuyer ses déclarations, il a évoqué l’emplacement des toilettes où Ozanne aurait été retrouvée.
Selon lui, celles-ci se trouvent dans l’enceinte de l’établissement et dans une zone visible du public. Le responsable avance également la piste d’une confusion entre deux affaires. Il affirme qu’au moment où Ozanne était conduite à l’hôpital Laquintinie, une autre jeune fille de 12 ans, prénommée Julienne, y était également admise.
Selon Cameroon Tribune, cette dernière venait du lycée Mongo Joseph et aurait été victime d’une agression sexuelle. Admise vivante, mais dans un état préoccupant, elle serait décédée quelques instants plus tard. Selon le président de l’association, les informations concernant les deux jeunes filles auraient ensuite été mélangées sur les réseaux sociaux.
Cette confusion aurait conduit à attribuer l’agression sexuelle présumée à l’élève du Collège De La Salle. Le média Cameroon News Agency, qui rapporte cette hypothèse de confusion entre les deux affaires, précise toutefois n’avoir pas pu vérifier cette version des faits. Les circonstances exactes du décès d’Ozanne restent donc à déterminer par l’enquête.
La famille réclame une enquête indépendante
Face aux nombreuses interrogations, la famille Moukoko demande aux autorités d’ouvrir une enquête indépendante, sérieuse et transparente. Les proches souhaitent connaître les circonstances exactes du décès et déterminer les éventuelles responsabilités. Ils demandent également que les conclusions des investigations leur soient officiellement communiquées.
La famille lance par ailleurs un appel aux personnes qui auraient été témoins des événements ou disposeraient d’informations utiles. Elle affirme rechercher avant tout la vérité et la justice.












