Dans la nuit de mercredi 30 septembre à jeudi 1er octobre 2026. Des explosions ont secoué le quartier général de l’armée fédérale et une base militaire à Addis-Abeba. Selon une source diplomatique contactée . L’hypothèse d’une frappe menée par de petits drones est actuellement privilégiée. Pour, expliquer ces attaques au cœur de la capitale éthiopienne.
Les autorités et l’armée fédérales éthiopiennes sont conservées muettes. Sur, ces explosions entendues dans la nuit de mercredi à jeudi dans la capitale éthiopienne. Notamment au quartier général de l’armée, engagée dans le nord du pays.
Dans un nouveau conflit contre des groupes antigouvernementaux. Principalement les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Formation politique qui dirige de fait l’État régional du Tigré.
Des frappes de drones constituent l’hypothèse « la plus probable. Mais on n’a pas pu avoir de l’imagerie ou une confirmation indépendante ». A expliqué la source diplomatique sous le couvert de l’anonymat.
L’utilisation de drones commerciaux militarisés pointée du doigt
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Le projet Critical Threats, émanation du centre de réflexion américain AEI spécialisé dans l’étude des conflits. A confirmé vendredi que des drones ont touché la capitale fédérale. L’Alliance pour la survie, récemment formée par des groupes opposés au gouvernement fédéral dont le TPLF, a, dit-il, « lancé une campagne de frappes de drones à travers l’Éthiopie, y compris à Addis Abeba ».
Ont vraisemblablement été utilisés des drones FPV (« First Person View », littéralement « vue à la première personne », qui fournit un pilotage en immersion) – « quasiment du drone commercial militarisé sur lequel est rajoutée une charge explosive », selon la source diplomatique – déjà utilisé récemment contre des bases aériennes et un aéroport ailleurs dans le pays.
Selon cette source, les drones ont touché un camp militaire de la capitale fédérale et le ministère de la Défense, qui abrite notamment le quartier général des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF).
Une escalade inédite jusqu’au cœur de la capitale
Aucun des groupes membres de l’Alliance pour la survie, formé pour « renverser » le gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed, n’a pour l’heure revendiqué d’action contre Addis Abeba, jusqu’ici épargnée par les hostilités qui ont repris le 23 septembre dans le nord de l’Éthiopie.
Les combats restent confinés au Tigré et à ses environs immédiats et opposent les forces du TPLF et les milices Fano de l’État voisin de l’Amhara aux forces fédérales.
C’est la première fois que la capitale fédérale est la cible d’une action militaire depuis des années. Elle n’avait jamais été visée au plus fort de la guerre meurtrière ayant déjà opposé les forces tigréennes aux troupes fédérales et leurs alliés entre 2020 et 2022.