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Insécurité alimentaire : Des millions de Camerounais exposés

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L’insécurité alimentaire au Cameroun dépasse désormais le périmètre des régions confrontées aux conflits armés et autres. La famine menace des millions de personnes qui se retrouvent dans ces zones.

En effet, l’Institut national de la statistique (Ins) vient de produire un rapport alarmant. Les chiffres révèlent qu’il y a environ 2,6 millions de personnes menacées. Et qui résident dans les zones non affectées par les violences. La période dudit rapport se situe entre janvier et mars 2026. En fait, les espaces de vie dont il est question sont exposés à un risque d’insécurité alimentaire aiguë.

4,5 millions de personnes recensées

Alors, sur un effectif de 4,5 millions de personnes recensées, 1,8 million vit dans les régions affectées par les conflits. Notamment l’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Et les 2,6 millions restants se trouvaient dans des zones épargnées par ces crises sécuritaires.

Ainsi donc, cette répartition montre clairement que la vulnérabilité alimentaire ne résulte pas uniquement des déplacements de populations. Encore moins de l’insécurité ou de la perturbation des activités économiques provoquée par les conflits. Aussi, ce phénomène touche des territoires où les marchés fonctionnent mieux.

Et où la production agricole est considérée comme plus stable. Selon le rapport de l’Ins, les populations concernées représentent respectivement 17 % et 13 %. De la population des deux catégories de zones.

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Une alimentation inadéquate

Seulement, dans les zones non affectées par les conflits, la situation apparaît moins dégradée. Dans les faits, 1 ménage sur 5 y présente une alimentation inadéquate. L’INS explique cette relative résistance par de meilleures conditions d’accès aux marchés, une production agricole plus stable et une plus grande diversification des sources d’alimentation.

Pour ce qui est de l’échelle nationale, les indicateurs montrent une amélioration au fil du trimestre. Ainsi, la proportion de la population considérée à risque est passée de 22 % en janvier. À 16 % en février 2026. Ce sont les chiffres donnés par l’Ins.

5,4 millions de personnes menacées

Alors, au premier trimestre 2026, la moyenne est de 18 %, soit environ 5,4 millions de personnes menacées. Toute chose qui met en évidence une importante vulnérabilité malgré l’amélioration de certains indicateurs. En fin de compte, le constat fait par l’Ins montre qu’il faut aller au-delà de l’urgence humanitaire. Plus principalement dans les régions en conflit.

Également, dans les zones un peu stables, la persistance du risque alimentaire pose la question du niveau de revenu des ménages. Surtout de leur capacité à absorber les hausses de prix. Et de l’efficacité des circuits de production et de distribution alimentaires.

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