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Interdiction du « vendredi en noir » : Kah Walla dénonce une dérive

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Trans Afrique

La présidente du mouvement Stand Up For Cameroon réagit vivement à l’arrêté du préfet du Wouri interdisant une rencontre citoyenne prévue à Douala. Elle fustige une décision « absurde » et une atteinte au droit de débattre.

La tension monte autour de l’interdiction du « Vendredi en Noir », initiative portée par le mouvement Stand Up For Cameroon. Dans un communiqué publié le 9 avril, Kah Walla critique frontalement la décision du préfet du Wouri, prise sur instruction du gouverneur du Littoral. Elle y voit une dérive préoccupante du pouvoir administratif face à l’expression citoyenne.

À l’origine, une rencontre présentée comme privée et hebdomadaire. Elle devait porter sur un sujet institutionnel sensible, celle de la création d’un poste de vice-président au Cameroun. Mais pour les autorités, le contexte laissait craindre des « troubles à l’ordre public ». L’arrêté préfectoral interdit ainsi toute forme de regroupement lié à cette initiative.

Présidentielle : Kah Walla invite à la transparence sans violence

« Museler les citoyens »

Une décision que Kah Walla juge « incompréhensible et révélatrice ». Dans son texte, elle s’interroge : « Depuis quand un débat citoyen constitue-t-il une menace pour l’ordre public ? ». Elle dénonce surtout un décalage entre les priorités des populations et celles des autorités. Selon elle, « les dirigeants ont choisi de concentrer leur énergie sur la répression des espaces de réflexion ». L’opposante politique évoque « un énième acte d’incurie » et déplore une volonté de « museler les citoyens ». Elle insiste sur le droit fondamental de débattre des réformes institutionnelles. « La réflexion citoyenne n’est pas un crime », martèle-t-elle.

Dans un contexte marqué par des difficultés économiques et sociales persistantes, Kah Walla appelle à une mobilisation symbolique. Elle invite les Camerounais à se vêtir de noir, en signe de protestation contre cette décision. Une manière, selon elle, de défendre « le droit de réfléchir et de construire l’avenir du pays ». Enfin, la présidente de Stand Up For Cameroon réaffirme sa détermination. « On va sauf que parler de la vice-présidence du Cameroun ! », lance-t-elle, défiant ouvertement l’interdiction. Pour elle, aucune décision administrative ne saurait « confisquer les idées, les analyses et les convictions » des citoyens.

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