L’absence d’eau potable à Maroua a créé une vive tension dans certaines localités. C’est le cas des populations de Kongola, localité située dans l’arrondissement de Maroua III.
Alors, l’arrivée à Maroua de nouveaux ouvrages pour améliorer l’accès à l’eau potable a suscité une lueur d’espoir. Mais aussi des interrogations. Parlant des inquiétudes, une bonne partie des riverains se manifeste. Juste parce que plusieurs emprises sont concernées par le projet d’alimentation en eau potable de la ville. Il est question ici, des questions foncières et des éventuelles indemnisations.
Les commissions compétentes
Ces préoccupations ont été prises en considération par la Camwater qui a entrepris de rassurer les populations concernées. Blaise Moussa, le directeur général, a réuni autour de lui, les autorités administratives, les élus locaux, les chefs traditionnels, les administrations sectorielles. Et représentants des populations, pour parler de l’évolution du projet et de ses impacts sociaux.
La Camwater affirme avoir déjà intégré les détenteurs de titres fonciers dans la procédure d’expropriation en cours. Les commissions compétentes ont également recensé les exploitants ne disposant pas de titres, afin d’évaluer leurs investissements et de les indemniser conformément à la réglementation.
La direction de la Camwater précise aussi qu’elle n’a acquis aucune parcelle à des fins privées et qu’elle n’a engagé aucune démarche en dehors du cadre légal prévu pour ce projet.
Programme d’approvisionnement de neuf villes
Au-delà donc de la question foncière, l’enjeu reste l’amélioration durable de l’approvisionnement en eau potable. Surtout dans une ville très souvent confrontée à une forte pression sur ses ressources hydrauliques. Le projet de Maroua s’inscrit dans la deuxième phase du programme d’approvisionnement de neuf villes camerounaises porté par la Camwater.
Alors, l’objectif poursuivi est clair. Il faut porter la capacité de production de la ville à 25 000 mètres cubes d’eau par jour. Ceci, grâce à de nouveaux ouvrages de captage et de stockage. Alors, à terme, cette augmentation devrait permettre d’améliorer la desserte des quartiers en forte croissance démographique. Et de réduire les difficultés d’accès à l’eau auxquelles font face de nombreux ménages.
Dans les détails, le projet prévoit la construction et la mise en service de sept nouveaux forages industriels. Capables d’apporter une capacité supplémentaire de 15 600 m³ par jour.
Également, Il comprend la réalisation d’un réservoir de stockage de 5 000 m³ sur la colline de Missingilewo. Ainsi que l’extension et la densification du réseau de distribution vers plusieurs zones insuffisamment desservies.
Le réservoir de stockage de Missingilewo est achevé
Sur le terrain, les travaux affichent déjà des avancées notables. Et selon la Camwater, le réservoir de stockage de Missingilewo est achevé à 100 %. Pour les habitants de Maroua, ces infrastructures pourraient contribuer à réduire les longues distances parcourues au quotidien. Pour s’approvisionner en eau et à améliorer les conditions de vie. Il faut bien le relever, la demande est en constante augmentation.
« Le conflit armé entretenu par le Boko Haram provoque un déplacement régulier des populations. C’est chaque jour qu’il y a de nouveaux venus ici au village. La population s’agrandit considérablement », dit Moussa Yaya, joint au téléphone.












