Le grand Nord et l’Est captent à eux seuls près de 48 % des 3000 nouveaux instituteurs recrutés au ministère de l’Éducation de base. C’est donc près d’un instituteur sur deux qui ont été enrôlés dans le programme Parec.
Alors, comme on le disait, 3000 nouveaux instituteurs de l’enseignement maternel et primaire ont été retenus. Un recrutement qui entre dans le cadre de la septième phase du troisième programme de contractualisation soutenu par la Banque mondiale. Et dans la répartition, 1430 vont servir dans quatre régions classées comme zones d’éducation prioritaire (ZEP). Soit près de 48 % de l’effectif total.
L’Extrême-Nord bénéficie de 500 postes
En effet, l’Extrême-Nord bénéficie de 500 postes, le Nord de 400, l’Est de 280 et l’Adamaoua de 250. Au ministère de l’éducation de base, on parle de la volonté des pouvoirs publics. Celle d’orienter les nouvelles ressources humaines vers les territoires où les besoins en enseignants demeurent les plus importants.
En fait, les régions concernées cumulent plusieurs défis structurels. Selon les observateurs, « elles enregistrent des taux de scolarisation inférieurs à la moyenne nationale. Un déficit persistant d’enseignants qualifiés. Une forte dispersion des populations dans les zones rurales ».
« Ainsi qu’une insuffisance d’infrastructures scolaires dans certaines localités ». Et dans les régions septentrionales, ces contraintes sont renforcées par les conséquences de l’insécurité. Et des mouvements de populations observés ces dernières années.
Renforcement des effectifs
Côté gouvernement, « le renforcement des effectifs dans ces territoires constitue un levier majeur pour améliorer l’accès à l’éducation. Et surtout, réduire les disparités régionales ». En principe, le manque d’enseignants continue de peser sur la qualité des apprentissages dans de nombreuses écoles publiques.
Alors, dans certaines localités, les salles de classe accueillent encore des effectifs particulièrement élevés. Toute chose qui oblige quelquefois un même enseignant à prendre en charge plusieurs niveaux ou un nombre important d’élèves.
Le gouvernement lance un concours pour le recrutement de 3000 instituteurs
Le Parec, mis en œuvre en 2018, est appuyé par la Banque mondiale pour soutenir la réforme du système éducatif. Le programme Parec vise à améliorer la qualité de l’enseignement primaire. C’est à travers une meilleure répartition des enseignants sur le territoire national. Tout en renforçant l’accès à l’éducation dans les zones les plus défavorisées.
L’amélioration des conditions d’apprentissage
Alors, au-delà des recrutements, le Parec accompagne plusieurs réformes destinées à améliorer les performances du système éducatif. On le voit dans le renforcement des capacités des enseignants. L’amélioration des conditions d’apprentissage. Et la mise en place de mécanismes de gestion plus efficaces des ressources humaines du secteur.
Compte tenu de l’importance accordée à ce programme, son financement va passer de 78 milliards à 137,2 milliards Fcfa. Il en est de même de la prolongation de sa période d’exécution jusqu’en 2026 en cours.
Les nouveaux instituteurs vont rejoindre les écoles maternelles et primaires publiques dès la rentrée scolaire 2026-2027, le 7 septembre 2026. Leur recrutement a été officialisé par un arrêté conjoint signé le 13 août 2026. Par le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le. Et le ministre de l’Éducation de base, Laurent Serge Etoundi Ngoa.












