À compter du 25 mai 2026, les téléphones portables et terminaux numériques non dédouanés seront progressivement bloqués sur les réseaux mobiles camerounais. Cette décision marque une nouvelle étape dans l’application du mécanisme électronique de collecte des droits de douane lancé le 1er avril 2026.
Le gouvernement passe à la vitesse supérieure. Dans une correspondance datée du 19 mai 2026, le directeur général des Douanes a demandé aux opérateurs Camtel, Mtn Cameroun et Orange de procéder, dès le 25 mai 2026, au blocage effectif des téléphones et autres terminaux numériques importés sans dédouanement.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 6 de la loi de finances 2023. Elle concerne principalement les appareils non enregistrés sur la plateforme nationale d’identification des terminaux importés. Désormais, tout téléphone introduit frauduleusement sur le territoire risque d’être privé d’accès au réseau local.
Dans son courrier adressé aux opérateurs de téléphonie, l’administration des Douanes rappelle également que toute connexion d’un terminal non dédouané engage la responsabilité de l’opérateur concerné. Les sociétés de téléphonie sont donc appelées à renforcer leurs contrôles techniques afin d’éviter toute tolérance sur leurs réseaux respectifs. Le nouveau dispositif électronique de collecte des droits de douane est officiellement entré en vigueur le 1er avril 2026. Depuis cette date, les autorités cherchent à mieux contrôler l’importation des équipements numériques et à limiter les pertes fiscales liées à la fraude douanière.
Téléphones : le dédouanement devient obligatoirement numérique
700 000 téléphones non dédouanés
Selon les chiffres communiqués par le ministère des Finances, près de 700 000 téléphones non dédouanés se sont connectés pour la première fois au réseau camerounais entre le 1er et le 25 avril 2026. Un volume jugé préoccupant par les autorités, même si ces statistiques ne prennent pas en compte les appareils déjà actifs avant l’entrée en vigueur du système. Durant les premières semaines, le gouvernement avait privilégié une phase de sensibilisation. Les usagers étaient invités à régulariser volontairement leur situation sans risque immédiat de blocage. Mais cette période transitoire touche désormais à sa fin.
Avec cette nouvelle étape, l’État entend renforcer le civisme fiscal et sécuriser davantage les recettes douanières. Les détenteurs de terminaux concernés disposent encore de quelques jours pour éviter la désactivation de leurs appareils sur les réseaux nationaux.
















