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Mobilité urbaine : Le projet BRT de Douala en difficulté

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Le Projet de mobilité urbaine de Douala va devoir doit mobiliser 104,6 milliards Fcfa supplémentaires. Pour voir son périmètre actuel conservé avec un ajout de 66 km de voies de rabattement.

Ces ajouts sont prévus autour du corridor pilote de Bus Rapid Transit (BRT). Ainsi donc,  le coût de l’achèvement du projet au 17 juillet 2026, avait été évalué à 365,4 milliards Fcfa TTC. Contre une enveloppe initiale de 260,8 milliards Fcfa. Alors, le niveau total de financement représente 40,1 % du budget de départ.

Alors, en l’absence de nouvelles ressources ou d’un allègement fiscal, ce déficit risque de conduire à un redimensionnement du BRT. Le sujet va être sur la table de discussion lors de la revue de restructuration avec la Banque mondiale. Ce sera à la fin du mois de septembre 2026. Désormais, le scénario envisagé consiste à remplacer le système lourd retenu au départ par une infrastructure plus légère. Et surtout moins coûteuse, mais aussi moins performante.

En effet, l’essentiel du dépassement provient de la prise en charge de 66 km supplémentaires de voies de rabattement. Cette distance est destinée à mieux relier les quartiers de Douala au corridor principal. Et la réalisation va porter en moyenne, 80 km le linéaire total de ces voiries autour du BRT.

Une hausse dans les calculs de 80,4 milliards Fcfa

En fait, dans sa correspondance du 13 juillet 2026, le ministère des Finances retient une assiette de 226 milliards Fcfa. Un montant hors taxes lorsque ces travaux additionnels sont exclus.

Mairie de Douala : La mobilité urbaine préoccupe

En effet, l’intégration du rajout, porte les estimations à 306,4 milliards Fcfa hors taxes. Soit une hausse dans les calculs de 80,4 milliards Fcfa, ou 35,6 %, sur une échelle de comparaison.

Il faut ajouter à ce montant t environ 58,9 milliards Fcfa de TVA, et on a un coût total arrondi à 365,4 milliards Fcfa TTC. Et le Comité de pilotage du PMUD, présidé par le maire de Douala o adopté une attitude. Pour réduire le besoin de financement.

Il a sollicité un traitement fiscal adapté. Mais auparavant, la Communauté urbaine de Douala avait saisi le ministère des Finances en décembre 2024 afin d’obtenir des exonérations. Selon certaines sources, des discussions ont associé le ministère de l’Économie, la Banque mondiale. Ainsi que les administrations fiscales et douanières.

Cependant, rendu au 27 juillet 2026, aucun arbitrage définitif n’avait été rendu. La Direction générale des Impôts est restée attendre le retour du ministère de l’Économie. La Direction générale des Douanes devait encore examiner plusieurs mécanismes. Dont les lettres-cadres, l’enlèvement direct et l’admission temporaire. Par contre, le ministère des Finances devait apprécier leur compatibilité avec les accords de financement existants.

Pour le Comité de pilotage, l’exécution du projet hors taxes va réduire le déficit d’environ 54 milliards Fcfa. Soit un peu plus de la moitié du besoin actuel. Ensuite, le reliquat, proche de 50 milliards Fcfa, va devoir faire l’objet d’une demande de financement complémentaire. Auprès de la Banque mondiale.

Toutefois, cette option ne réduit pas le coût technique des infrastructures. Plutôt, elle diminue le besoin de trésorerie supporté par le projet et transfère une partie de l’effort vers l’État. Sous la forme de recettes fiscales auxquelles celui-ci va renoncer. Et, l’incidence budgétaire nette de ce traitement fiscal n’est pas précisée dans les éléments consultés.

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La version allégée proposée par la Banque mondiale

Alors, La version allégée du BRT va être proposée par la Banque mondiale le 28 juillet 2026 pour examination. Aussi, le déficit de financement n’est pas le seul facteur invoqué. Egalement, on parle de certains sites destinés aux centres d’exploitation et de maintenance qui ne sont pas encore sécurisés. Alors même que la clôture du projet est maintenue au 16 juin 2028.

En fait, le BRT léger va permettre de réduire l’investissement initial et d’accélérer la mise en service. Seulement sa capacité de transport va être plus faible et sa vitesse commerciale va se situer entre 18 et 25 km/h. Du moins si on s’en tient au contenu du document du projet. Quant au système lourd, il pourrait atteindre une vitesse moyenne de 35 km/h. Et absorber une demande nettement plus importante.

Pour rappel,  le PMUD a été approuvé le 2 juin 2022 pour un coût global de 540 millions de dollars. Soit environ 297 000 000 000 Fcfa, dont environs 231 000 000 000 Fcfa apportés par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD). Et l’Association internationale de développement (IDA).

Aussi, le schéma initial avait prévu une participation privée estimée à 55 000 000 000 Fcfa pour le matériel roulant. Et 11 milliards Fcfa de contrepartie pour les réinstallations. Ce sont les données contenues dans l’aide-mémoire de la Banque mondiale rendu public en 2022.

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