Le procureur a affirmé vendredi que la libération de Jacques Mang encouragerait l’activiste résidant à Douala, à récidiver.
L’activiste et homme politique Jacques Bertrand Mang était au tribunal ce vendredi 10 juillet 2026. Le débat de ce jour portait sur la demande de sa mise en liberté, formulée par ses conseils. En effet, la défense estime que le prévenu est malade et devrait recevoir des soins appropriés.
Les trois chefs d’accusation
Pour ce faire, elle a introduit auprès du juge une demande de mise en liberté de l’activiste. «Nous avons demandé sa libération en évoquant tous les articles liés à la mise en liberté. Car la prison de New-Bell n’est pas un hôtel, et encore moins un hôpital». La défense de Jacques Bertrand Mang a fait cette déclaration.
Jacques Bertrand Mang est sous le coup de trois chefs d’accusation majeurs. Le premier est qualifié de trouble dans le service public et le second de violence sur un fonctionnaire de police. Enfin, la troisième accusation est liée à la diffamation par voie électronique.
En effet, Jacques Mang a été très actif sur les réseaux sociaux depuis la dernière élection présidentielle d’octobre 2025. Il a par exemple accusé Cabral Libii, le président du Pcrn, son ancien parti politique, d’avoir reçu des pots-de-vin. Dans quel but ? Pour faire échec à l’opposition lors de l’élection présidentielle du 12 octobre.
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Détenu pour un délit
Sur un autre front, il dénonce les déviances et des pratiques sexuelles peu orthodoxes. Comme celles qu’il a reproché ces derniers mois au professeur Jean Gatsi. Il était très proche de cet enseignant, autrefois, quand il était étudiant de droit à l’université de Douala.
Or, selon la défense, le détenu de la prison centrale de New-Bell n’a commis aucun crime. Elle évoque l’article 218 du code de procédure pénale. Selon cet article, la détention est une mesure exceptionnelle en cas de délit.
Le tribunal se prononce le 17 juillet 2026
Pour sa part, le ministère public a affirmé qu’une libération du prévenu l’encouragerait à commettre d’autres délits. Aussi a-t-il requis le maintien en détention de l’ex-militant du Pcrn.
Le tribunal de première instance de Douala Bonanjo a pris note des arguments formulés par toutes les parties. A l’exception de la partie civile, absente au procès. Le 17 juillet 2026, le tribunal va statuer sur la demande de mise en liberté.












