Le coordonnateur humanitaire de l’ONU en Centrafrique a fustigé mardi 29 septembre 2026. Les attaques répétées visant les équipes sur le terrain dans le sud-est du pays. Il a averti que près de 20 000 personnes pourraient se retrouver privées d’une aide vitale.
La situation sécuritaire de ce pays enclavé d’Afrique centrale s’est améliorée depuis la sanglante guerre civile des années 2010. Et la région du Haut-Mbomou, dans le sud-est, avait notamment retrouvé un calme relatif.
Mais plusieurs mouvements rebelles restent actifs et constituent un des principaux facteurs d’instabilité dans la région.
Dans une déclaration publiée mardi soir. Le responsable de l’ONU a fait partie de sa vive inquiétude à la suite des « attaques perpétrées contre le personnel humanitaire. Et les opérations humanitaires sur l’axe Zémio-Djéma les 17 et 21 septembre ».
Une menace directe sur l’assistance aux populations vulnérables
« De telles attaques sont inacceptables et constituent une violation du droit international humanitaire. Le personnel humanitaire doit être protégé en tout temps« . A insisté Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire de l’ONU sur place. Appelant l’ensemble des parties au conflit à « cesser immédiatement » les exactions. « Les actes de taxation illégale et d’ingérence dans les opérations humanitaires« .
« Si les contraintes d’accès actuelles persistantes. Environ 20 000 personnes, dont certaines des communautés les plus vulnérables vivant le long des axes Zémio-Djéma et Zémio-Mboki. Risquent d’être privées d’une assistance humanitaire dont elles ont un besoin urgent », estime l’ONU.
La préfecture du Haut-Mbomou figure parmi les régions les plus affectées par les incidents sécuritaires entravant le travail des organisations non gouvernementales (ONG) et des agences de l’ONU.
Le Haut-Mbomou sous la coupe des groupes-armés
Centrafrique : au moins 30 personnes enlevées dans le sud-est
Cette zone frontale reculée, située à plus de 1.000 km au sud-est de la capitale Bangui, subit régulièrement de vives tensions sécuritaires alimentées par la présence de divers groupes armés.
Notamment la milice locale d’autodéfense Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) ainsi que des éléments rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
La multiplication des braquages, des barrages routiers illégaux et des attaques directes le long des axes routiers aggrave l’isolement des populations civiles déjà fragilisées par les déplacements répétés.












