Attribuant ces actes aux rebelles de l’Armée de libération du Seigneur (LRA). Plusieurs sources locales ont rapporté à l’AFP qu’au moins une trentaine de personnes avaient été enlevées. C’était samedi 12 septembre 2026 près de Bangassou, dans le sud-est de la Centrafrique.
La situation sécuritaire de ce pays enclavé d’Afrique centrale s’est améliorée depuis la sanglante guerre civile des années 2010 mais plusieurs mouvements rebelles demeurent actifs dans les régions frontalières du Soudan au nord et de la République démocratique du Congo au sud.
« Nous n’avons pas encore le nombre exact (de personnes enlevées) mais elles sont estimées à une trentaine », a déclaré mercredi un élu local de Bangassou, Frédéric Kinza.
Selon M. Kinza, les assaillants « ont débarqué dans trois villages pour enlever des gens » mais des habitants ont réussi à fuir en direction de Bangassou et à alerter les autorités.
La LRA pointée du doigt par les autorités locales
Pour le député de Bangassou, Serge Singha Bengba, comme pour les autres personnes impliquées par l’AFP, ces enlèvements sont le fait des rebelles de l’Armée de libération du Seigneur (LRA).
La LRA, fondée en Ouganda à la fin des années 1980 et dirigée pendant plusieurs décennies par Joseph Kony, est accusée de nombreuses exactions, notamment d’enlèvements, de meurtres et de recrutement forcé d’enfants.
Progressivement chassée d’Ouganda, elle a étendu ses activités dans des zones reculées d’autres pays d’Afrique centrale, dont la Centrafrique.
Des populations rurales terrorisées et un appel au secours
Bien qu’affaiblie, la rébellion conserve des éléments actifs dans certaines régions isolées. Ses attaques et enlèvements touchent des populations rurales difficiles à protéger.
« La zone d’action de la LRA s’élargit et c’est le peuple qui souffre », dénonce M. Singha Bengba.
« Si, à cause de la LRA, (les habitants) ne peuvent plus aller au champ, à la pêche ou à la chasse de peur d’être enlevés, c’est vraiment inquiétant », at-il déclaré, appelant à un renforcement de la sécurité dans ces zones.
D’autres enlèvements survenus dans des circonstances similaires et attribuées par les autorités locales à la LRA ont été rapportés par la presse centrafricaine ces derniers mois.












