Face aux difficultés d’approvisionnement en gaz domestique, le gouvernement durcit les règles imposées aux opérateurs. Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie impose de nouvelles obligations aux acteurs du secteur.
Le gouvernement camerounais veut remettre de l’ordre dans l’approvisionnement en gaz domestique. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, impose désormais de nouvelles règles aux différents opérateurs. Cette décision intervient après une réunion de plus de trois heures avec les acteurs de la chaîne du gaz de pétrole liquéfié (GPL), le 23 septembre 2026.
Le ministère relève plusieurs problèmes. Certains opérateurs tardent à payer les importateurs ou ne règlent pas leurs factures. D’autres ne respectent pas les quantités de gaz qui leur sont attribuées.
Le MINEE dénonce également des livraisons qui favorisent certaines industries au détriment des points de vente destinés aux ménages. Il reproche aussi à certains opérateurs d’avoir vendu à des entreprises du gaz normalement destiné aux consommateurs.
Les nouvelles obligations
La lettre circulaire du 23 septembre précise les responsabilités de chaque acteur.Les importateurs doivent respecter les dates prévues pour les livraisons. Les marketers doivent payer leurs factures d’importation dans les délais fixés par leurs contrats. La Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers (SCDP) doit, de son côté, répartir les cargaisons entre les opérateurs selon les quantités prévues dans leurs contrats.
Autre mesure importante, le gaz importé pour le marché camerounais doit être traité en priorité. Le transit des produits destinés aux pays voisins doit toutefois se poursuivre.
Selon le ministère, les opérateurs qui ne respecteront pas ces nouvelles mesures s’exposent à des sanctions. Le MINEE prévient qu’il pourra suspendre, voire retirer leur agrément.












