Le retour du prince Harry dans son pays natal se prépare dans un climat de défiance. Le fils cadet du roi Charles III est attendu au Royaume-Uni dans les prochains jours, avec l’intention de s’y réinstaller aux côtés de Meghan et de leurs deux enfants. Une famille royale qu’il a blessée en dévoilant ses coulisses les moins reluisantes l’attend avec méfiance.
Retour du prince Harry : une annonce accueillie sans enthousiasme
L’annonce de sa réinstallation en Angleterre est tombée cette semaine. Elle concerne le prince, son épouse Meghan et leurs deux enfants. Les Britanniques l’ont reçue sans enthousiasme.
À 41 ans, Harry figure parmi les membres de la monarchie qui recueillent le plus d’opinions négatives. Un sondage YouGov réalisé le mois dernier situe ce taux à 58 %.
Deux personnalités font moins bien encore. Meghan atteint 65 % d’opinions négatives. L’ex-prince Andrew, devenu infréquentable avec l’affaire Epstein, culmine à 92 %.
Ces chiffres mesurent l’ampleur du défi. Le retour du prince Harry ne se joue pas dans l’indifférence, mais sous le regard d’une opinion publique réservée et d’une institution échaudée.
De 2017 à 2023 : l’enchaînement de la rupture
Harry a longtemps été un membre actif et apprécié de la famille royale. Les choses se sont gâtées après ses fiançailles, en 2017, avec l’actrice américaine Meghan Markle. Le mariage a suivi en 2018.
2019-2020 : de la tension à la rupture
Dès 2019, le prince évoque des tensions avec sa famille. La rupture intervient l’année suivante.
Le couple abandonne ses fonctions royales. Il perd la protection policière et le financement public qui vont avec. Direction Montecito, en Californie.
Le déballage américain
Depuis les États-Unis, Harry et Meghan vident leur sac contre la famille royale. Une interview avec la présentatrice vedette Oprah Winfrey, un documentaire diffusé sur Netflix et l’autobiographie du prince ne cessent de jeter de l’huile sur le feu.
« Le Suppléant » paraît en 2023. Le prince y prend à partie son père Charles, sa belle-mère Camilla et son frère William.
Ces mémoires abordent aussi ses souffrances psychologiques après la mort de Diana. La haine des tabloïds y tient une place centrale.
Autant d’entorses à une règle bien ancrée dans la monarchie. La famille royale « jamais ne se plaint, jamais ne se justifie ».
Une bataille judiciaire contre la presse
L’hostilité du prince envers les tabloïds remonte à 1997. Sa mère, la princesse Diana, meurt cette année-là dans un accident de voiture à Paris, alors qu’elle était poursuivie par des paparazzi.
Harry a souvent traîné ces journaux devant les tribunaux, avec un succès inégal. Il a perdu son dernier procès, intenté avec d’autres célébrités contre le Daily Mail pour atteinte à la vie privée.
Retour du prince Harry : le poids d’une jeunesse marquée par Diana
Les Britanniques ont longtemps tout pardonné à ce prince rebelle aux cheveux roux. Né le 15 septembre 1984, il a deux ans de moins que William.
L’image du garçon de 12 ans marchant tête baissée derrière le cercueil de sa mère, en 1997, avait suscité une émotion mondiale.
Une adolescence turbulente
S’ensuit une jeunesse agitée. À 17 ans, il fume du cannabis, s’enivre et fait la fête.
En 2004, il se bat avec un photographe après une soirée. L’année suivante, son déguisement en nazi lors d’une soirée costumée provoque un scandale.
Du Lesotho à l’Afghanistan
À sa sortie du célèbre collège d’Eton, ce sportif de 1,86 m, passionné de rugby et de polo, part en Australie et en Afrique. Il s’occupe notamment d’orphelins au Lesotho, où il créera une ONG en souvenir de sa mère.
Le jeune homme intègre la prestigieuse académie royale militaire de Sandhurst en 2005. Sa carrière militaire durera dix ans.
Deux déploiements en Afghanistan la marquent, en 2007-2008. Harry y sert d’abord comme soldat, puis comme pilote d’hélicoptère. Cette expérience lui inspirera la création des Invictus Games.
Une thérapie de quatre ans
En 2021, il confesse avoir suivi quatre ans de thérapie. La période coïncide avec ses fiançailles en 2017, son mariage en 2018, puis la naissance d’Archie en 2019 et de Lilibet en 2021.
Leur histoire d’amour apporte d’abord une touche de diversité inédite à la monarchie. Mais les tensions s’accumulent très vite, jusqu’à pousser le couple à l’exil.
Réactions et déclarations : ce que disent les acteurs
Les médias ne contestent pas son implication de longue date dans des activités caritatives à l’utilité reconnue. Elle va du soutien aux victimes du sida, cause chère à sa mère Diana, aux Invictus Games, créés en 2014 pour honorer des soldats blessés au combat.
Le commentateur royal Ed Owens souligne ce qu’il représentait au sein de l’institution. Membre actif et apprécié, il déployait « un talent extraordinaire pour aller vers les gens ».
Harry a livré sa propre lecture de cette trajectoire. La mort de sa mère l’a changé à jamais : « j’ai bloqué toutes mes émotions pendant 20 ans », confiait-il au Telegraph en 2017.
Les tabloïds, eux, l’attendent au tournant.
Conséquences : un dégel avec Charles, une impasse avec William
Des vœux de réconciliation ont été exprimés à plusieurs reprises. Le réchauffement, lui, tarde.
Avec son père, le dégel s’amorce en février 2024, après l’annonce du cancer de Charles. Harry traverse alors l’Atlantique pour le voir.
Père et fils se revoient en septembre 2025. Puis en juillet 2026, cette fois avec Camilla, Meghan et les enfants.
Le silence de William
Avec son frère aîné, la réconciliation semble encore hors d’atteinte. William n’a pas encore commenté le retour d’Harry.
Le prince est attendu au Royaume-Uni dans les prochains jours. Le retour du prince Harry interviendra donc alors que son frère n’a pas réagi publiquement.
Source : Agence France-Presse












