La ville de Manjo porte le deuil de trois enfants tués lors d’un incendie survenu après un retour brusque d’électricité. Le drame a eu lieu dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026 en l’absence des parents.
Au Cameroun, l’on n’a pas fini de compter les décès dus aux coupures d’électricité. Cette fois, c’est Manjo, un arrondissement du département du Moungo, région du Littoral, qui en a fait les frais.
En effet, les habitants d’Emeng, un quartier de cette ville, portent le deuil de trois enfants d’une même famille. Les victimes se nommaient Tchakounté Daniel, 7 ans, Meto Neslie, 5 ans, et Noche Ezékiel, âgé de 3 ans.
Surpris dans leur sommeil
Les trois membres d’une même famille sont décédés dans leur sommeil au cours d’un incendie. Le drame est survenu dans la nuit du lundi au mardi 7 octobre 2026 aux environs de minuit.
Les enfants décédés vivaient avec leurs parents au lieu-dit « Dépôt des planches ». Selon les informations recueillies auprès des voisins, la mère des défunts était commerçante. Elle faisait cuire des escargots qu’elle vendait dans la ville de Nkongsamba.
Les parents absents au moment de l’incendie
Et c’est cette activité de routine qui justifiait son absence à la maison le soir de la survenue du drame. Selon les informations recueillies, le chef de famille était sorti au même moment que sa femme. Il était allé l’accompagner à Nkongsamba, une ville située à proximité de Manjo.
Or, avant leur départ, le couple avait allumé des bougies pour l’éclairage de la maison. Car, a-t-on appris des habitants du quartier, la localité de Manjo était plongée dans le noir depuis plusieurs semaines. Les ménages s’éclairaient alors au moyen de bougies ou de lampes-tempête.
Retour brusque d’électricité
Entre-temps, l’électricité a été rétablie pendant que les enfants dormaient. Difficile pour l’heure d’affirmer si l’incendie a été causé par ce retour brusque du courant électrique.
Ou si les flammes se sont propagées après que l’une des bougies ait fini de se consumer. Toujours est-il que les flammes se sont propagées dans la maison, consumant jusqu’au plafond.
Et n’épargnant pas la chambre où les bambins étaient endormis. Les premiers secours effectués par les voisins n’ont pas permis de sauver les trois innocents. Leurs dépouilles ont été déposées à la morgue de l’hôpital de district de Manjo.
Des coupures d’électricité endémiques au Cameroun
Descendus sur les lieux, les éléments de la brigade de gendarmerie territoriale, eux aussi, n’ont pu constater que les dégâts. Tout comme les autorités administratives et traditionnelles venues consoler le couple éploré.
Les coupures intempestives d’électricité interpellent. Tant ils sont récurrents sur toute l’étendue du territoire camerounais. Et causent trop de préjudices aux ménages. Des dommages allant parfois jusqu’aux pertes en vies humaines. En effet, le quartier Kwalla, à Manjo, a récemment été le théâtre d’un incendie de la même ampleur. Le sinistre s’est produit dans la nuit du 1ᵉʳ au 2 juillet dernier.
Un cas similaire à Douala trois semaines plus tôt
Mais il n’a pas causé de pertes en vies humaines, heureusement. Toutefois, l’on avait déploré des dégâts matériels. Notamment trois maisons d’habitation et deux boutiques en matériaux provisoires, toutes dévorées par des flammes.
En revanche, trois autres enfants âgés de 3 à 5 ans ont péri dans un incendie similaire à Douala. La tragédie était survenue dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin dernier au lieu-dit Village. Un quartier situé dans le 3ᵉ arrondissement de la ville de Douala.












