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Inondations : 7 régions du Cameroun dans le rouge 

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La ville de Ngaoundéré au Cameroun a subi de graves inondations dans la matinée du mardi 18 août. Une douzaine de maisons ont subi des dommages. Confirmant les prévisions de l’Observatoire national sur les changements climatiques. Selon lesquelles 7 régions du Cameroun sont dans le rouge depuis le 11 août. Et ce, jusqu’au 21 août.

Les populations de la ville de Ngaoundéré se sont réveillées ce mardi 18 août 2026 les pieds dans l’eau. Des maisons étaient inondées. Les populations avaient de la peine à vaquer à leurs occupations. Au total, ce sont une douzaine d’habitations qui ont subi de graves dommages.

Les pluies diluviennes

Cependant, les pluies diluviennes n’ont causé aucune perte humaine. Pourtant, les habitants de la principale ville du département de l’Adamaoua ne devraient pas jubiler de sitôt. Ni relâcher la vigilance. Car les risques de crues avec des bilans tragiques ne sont toujours pas écartés. A en croire l’Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc).

D’ailleurs, les fortes précipitations de mardi confirment les prévisions alarmantes de l’organisme public publiées. Qui, depuis le 11 août, a placé dans la zone rouge sept régions du Cameroun. Dont l’Adamaoua et son chef-lieu, Ngaoundéré, dans le département de la Vina.

Menace de rupture des digues dans l’Extrême-Nord 

En dehors de la ville de Ngaoundéré, d’autres zones de l’Adamaoua sont concernées. En l’occurrence Bambol, Louga, Bindiba, Mayo Boutali. Auxquelles il faut ajouter d’autres localités du Nord voisin. Notamment Tchollire, Lagdo, Garoua, Rey Bouba, Lam (Benoue), Mayo-Lope, Pitoa, Foumbang et Barndake.

La période rouge dans cette région se situe entre le 13 et le 18 août. Dans l’Extrême-Nord, les localités exposées au risque d’inondations sont Bogota, Guere, Maroua, Tokombere, Yagoua et Gazawa. Les risques se situent sur la période allant du 13 au 20 août 2026.

Le cas de l’Extrême-Nord est plus préoccupant. Et pour cause, plusieurs prévisions alarmistes font état d’une possible rupture de digues. Ce qui aurait pour effet des inondations catastrophiques comme celles vécues au cours des années antérieures par les populations.

Hécatombe: Des morts à la falaise de Dschang

Des pluies sur de longues durées

L’Onacc décrit des pluies torrentielles occasionnelles et successives de longue durée. La période circonscrite globalement pour les sept régions va du 11 août au 21 août 2026. Soit 10 jours. Couplées à l’insuffisance de drainage dans les villes, ces précipitations pourraient causer de graves inondations. Avec des coulées de boue et des glissements de terrain conséquents.

Comme celles qui ont coûté la vie à trois membres d’une même famille à Limbe il y a quelques jours. D’ailleurs, Limbe est toujours inscrite dans la liste rouge de l’Onacc. Tout comme Bamusso, Buea, Kumba, Barombi Koto, Mutengene, Mundemba, Bova, Betika, Bokwa, Dikome, Bafaw, Bokwango, Idenau, Iloani, Kombo A Wase.

Les localités de Kumbe Balue, Munyenge, Njonji et Menji, toujours dans la région du Sud-Ouest, ne sont pas en reste. Le Nord-Ouest aussi compte parmi les régions sous la menace des eaux. La ville de Bamenda, le chef-lieu, pourrait connaître le drame des inondations.

Le spectre de Ngouache et de la falaise de Dschang

Dans le Nord-Ouest, les localités d’Oku, Batibo, Kumbo, Fundong, Kimbi, Djottin, Ajung, devront faire preuve de vigilance ce 19 août. Passées l’autre période critique du 11 au 14 août.

L’Ouest n’est pas à l’abri des menaces d’inondations. En effet, les zones à risques sont celles de Bafang, Fomndop, Fongotafo, Bangambi, Foumban et Tafo. L’inscription des villes de Bafoussam et de Dschang dans la liste de l’Onacc rappelle de tristes souvenirs.

D’une part l’éboulement de terrain qui avait tué 42 personnes à Ngouache (Bafoussam 3ème). C’était dans la nuit du 28 au 29 octobre 2019. D’autre part, il y a le double éboulement d’un pan de la falaise de Foréké-Dschang, le 5 novembre 2024.

Le glissement d’un flanc de la montagne avait fait officiellement une dizaine de victimes. Le spectre de ces épisodes fâcheux est toujours présent dans les esprits. C’est dire si les alertes de l’Observatoire national sur les changements climatiques doivent être prises au sérieux.

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