Face à la multiplication des violences meurtrières contre les femmes au Cameroun, Monique Ngock refuse de garder le silence. La Lionne Indomptable dénonce la banalisation des féminicides et appelle à protéger les victimes dès les premiers signes de violence.
Monique Ngock hausse le ton. Cette fois, la Lionne Indomptable ne s’exprime pas sur le football. Elle prend position sur les féminicides et les violences faites aux femmes au Cameroun. Dans une sortie rendue publique, la footballeuse s’inquiète de la multiplication des drames et refuse qu’ils deviennent de simples faits divers. Derrière chaque nouvelle affaire, rappelle-t-elle, se trouvent une victime, une famille et des proches.
Monique Ngock livre alors un message particulièrement fort : « Derrière chaque chiffre de l’actualité, il y avait un prénom, des rêves et une vie brutalement interrompue. Au Cameroun, la hausse des féminicides n’est pas une suite de simples faits divers. Ce sont nos sœurs, nos mères, nos filles et nos amies que nous perdons dans l’indifférence. Mourir parce qu’on est une femme est une injustice intolérable que nous ne pouvons plus accepter. »
La footballeuse ne s’arrête pas au constat. Elle appelle également à « briser le silence » autour des violences, à croire les victimes et à les protéger dès les premiers signaux d’alarme. Elle demande enfin des sanctions exemplaires contre les auteurs. Son message se termine par un appel à la mobilisation : « Ne soyons plus spectateurs. Pas une de plus. »
Une inquiétude croissante au Cameroun
La prise de position de Monique Ngock intervient alors que les violences meurtrières contre les femmes suscitent une inquiétude croissante au Cameroun. Ces derniers mois, plusieurs affaires ont provoqué l’émoi et remis au centre du débat la protection des femmes victimes de violences.
Les interrogations portent notamment sur la prévention, l’écoute des victimes, leur accompagnement et la capacité à intervenir avant qu’une situation ne bascule dans le drame. En juin 2026, le système des Nations unies au Cameroun avait d’ailleurs exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des féminicides et des autres formes de violences basées sur le genre.
C’est précisément sur la prévention que le message de Monique Ngock prend tout son sens. La Lionne demande de ne plus attendre qu’une femme perde la vie avant de prendre au sérieux les violences qu’elle subit.
Lorsqu’une victime parle, alerte son entourage ou présente des signes de danger, sa situation doit susciter une réaction. Son appel dépasse donc la seule question des sanctions. Il met également en avant la responsabilité collective face aux premiers signes de violence.











