L’Ordre national des architectes du Cameroun (ONAC) est irrité à cause de l’exercice des diplômés de filières. Des études agréées par le Minesup et dont les étudiants ne sont pas inscrits à l’Ordre
En effte, la colère est perceptible chez les architectes. A quelques semaines de la rentrée académique 2026-2027, l’Ordre national des architectes du Cameroun (ONAC) met en garde. Il est contre une confusion à même d’induire en erreur étudiants, parents et futurs professionnels.
Pour les architectes, « suivre une formation agréée par le Minesup ne donne pas obligatoirement le droit d’exercer comme architecte. Cette formation ne signifie pas de facto que son titulaire est architecte», prévient l’Onac.
En effet, cette mise au point est contenue dans une tribune. Celle-ci a été rendue publique après la diffusion d’une liste officielle d’établissements et de filières reconnus par le ministère.
Le document du ministère de l’enseignement supérieur (Minesup) a recensé les formations en architecture d’intérieur ou design. Seulement pour l’ONAC, la reconnaissance académique n’est pas mise en cause.
Cependant, le problème apparaît lorsque l’intitulé de ces cursus entretient une confusion avec le titre professionnel d’architecte. En de termes faciles, la présence du mot architecture dans une formation ne doit pas donner l’accès à une profession encadrée par la loi.
Aussi, l’agrément du Minesup garantit qu’un établissement ou un programme est reconnu dans le système d’enseignement supérieur. Toutefois, cela ne remplace ni la reconnaissance du diplôme exigé pour la profession. Ni les formalités imposées pour exercer légalement.
Le stage dure normalement 24 mois
Pour revenir sur les règles d’usage au Cameroun, la profession d’architecte est précisément encadrée par la loi n°90/041 du 10 août 1990. Cette dernière est relative à son exercice et à son organisation. Ainsi donc, l’inscription au tableau de l’Ordre constitue la condition centrale. Celle qui permet d’exercer légalement la profession.
L’ONAC explique les préalables. Pour les membres donc, « un candidat doit disposer d’un diplôme d’architecte ou d’un titre admis comme équivalent. Puis satisfaire aux autres exigences prévues par les textes avant son inscription professionnelle. Le parcours comprend également un stage professionnel», disent-ils.
Et en suivant la procédure publiée par l’ONAC, le stage dure normalement 24 mois. Et il doit être effectué au Cameroun sous la supervision d’un maître de stage. Cependant, L’Ordre prévoit des régimes particuliers. Il faut six mois pour les architectes pouvant justifier d’au moins cinq années de pratique professionnelle hors du Cameroun.
Avec une possibilité de solliciter l’inscription après au moins douze mois d’activités liées à la profession. Ceci est valable pour certains architectes qui travaillent dans l’administration publique.
L’accès à la profession relève d’un cadre réglementaire
En outre, L’ONAC soumet l’entrée en stage à son approbation préalable tout en prévoyant un processus d’enrôlement. Ainsi qu’un suivi du stagiaire avant l’examen de sa candidature à l’inscription au tableau. Tout est donc précis. En clair, l’université délivre un diplôme, mais l’accès à la profession relève d’un cadre réglementaire bien distinct.
En définitive donc, « l’agrément d’une école ou d’une filière par le Minesup signifie que la formation est reconnue dans le cadre de l’enseignement supérieur. Seulement, il ne constitue pas, à lui seul, une inscription au tableau de l’ONAC », soutient l’Ordre.
Il est question pour les étudiants de s’appuyer sur trois éléments avant de choisir une formation. D’abord: l’agrément académique de l’établissement et de la filière. Ensuite la nature exacte du diplôme délivré et enfin, sa compatibilité avec les conditions d’accès à l’ONAC.
Pour l’Ordre national des architectes du Cameroun, il faut éviter la confusion. Il s’agit de la reconnaissance académique, qui relève du Minesup. Et l’habilitation professionnelle, qui suppose effectivement l’inscription au tableau de l’Ordre











