Après deux prolongations d’affilée du RGPH-4, l’Union démocratique du Cameroun (Udc) demande au gouvernement des explications. Elles sont en rapport avec les prolongations successives du quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4).
Le parti du maire de Foumban, Tomaïno Ndam Njoya, estime que les difficultés rencontrées pourraient affecter la crédibilité des résultats. La présidente dudit parti l’a fait savoir dans une déclaration rendue publique le 23 août 2026. Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya interpelle directement le chef de l’État sur la conduite d’une opération statistique devenue stratégique. Cela, après plus de vingt ans sans nouvel inventaire général.
Jusqu’au 15 septembre 2026
Ainsi donc, le calendrier constitue le premier motif d’interrogation. Les opérations lancées le 24 avril 2026 devaient initialement s’achever le 29 mai 2026. Elles vont être prolongées la première fois jusqu’au 31 juillet 2026. Ensuite la deuxième fois jusqu’au 15 septembre 2026.
Et les raisons évoquées : atteindre les ménages, personnes et exploitations agricoles qui n’avaient pas encore été couverts. De même, garantir une meilleure exhaustivité du recensement.
En effet, pour l’Udc, « cet allongement ne relève plus d’un simple ajustement de calendrier. Il soulève des interrogations sur la préparation logistique de l’opération. La capacité à couvrir effectivement l’ensemble du territoire et les conditions de travail des agents mobilisés », soutient-on là-bas.
Ainsi donc, pour Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, « la répétition de ces ajustements appelle désormais davantage de transparence. L’enjeu n’est pas seulement de savoir quand le recensement prendra fin. Mais de s’assurer que les personnes qui auraient échappé aux premières phases seront effectivement comptabilisées. Et que les données recueillies resteront cohérentes à l’échelle nationale », dit-elle.
Expliquer les mécanismes de contrôle
Aussi, le parti réclame la création de points fixes d’enregistrement dans les quartiers. Cela va permettre aux personnes non encore recensées de se faire identifier. Également. Il demande le paiement intégral des agents mobilisés. Et la publication d’un calendrier détaillé retraçant les différentes étapes, de la fin du dénombrement jusqu’à la diffusion des résultats.
En fait, pour l’Udc, le risque désormais est que les difficultés d’exécution viennent affaiblir la confiance accordée aux résultats. Sauf que le véritable test va intervenir après le 15 septembre 2026. Une tâche ardue pour les autorités qui vont devoir non seulement annoncer la fin effective de la collecte.
Mais aussi et surtout documenter le taux de couverture. Expliquer les mécanismes de contrôle appliqués aux données. Et en fin de compte, fixer un calendrier crédible pour leur traitement et leur publication.











