Yaoundé, la capitale camerounaise, étouffe sous les ordures. En effet, deux arrondissements ont pris les premières places dans le triste classement de l’insalubrité. Le constat saute aux yeux.
Les arrondissements de Yaoundé III et Yaoundé VI concentrent le plus d’ordures. Là-bas, le ramassage est devenu irrégulier. Il est même pratiquement inexistant par endroits. Des montagnes d’immondices envahissent désormais le décor des rues. Des odeurs pestilentielles s’ajoutent à ce tableau et gagnent les habitations. Par ailleurs, la population de mouches y augmente à grande vitesse. Ainsi, les risques sanitaires deviennent évidents.
Un constat accablant selon un journaliste
Dans une tribune largement partagée sur les réseaux sociaux, le journaliste Gédéon Ndjana livre une analyse sans complaisance. Selon lui, cette situation paraît d’autant plus incompréhensible que les autorités ont confié la collecte des déchets dans ces zones à l’entreprise Thychlof.
Cette dernière devait pourtant apporter une réponse aux insuffisances du dispositif jusque-là dominé par Hysacam. Or, pour les populations, une seule question compte selon le journaliste : où sont les résultats ?
Gédéon Ndjana estime qu’on ne juge pas une entreprise de collecte sur ses annonces, mais sur la propreté effective des rues qui lui sont confiées. Dans plusieurs secteurs concernés, il juge le constat accablant.
Toutefois, le journaliste précise que la responsabilité ne repose pas uniquement sur le prestataire privé. Il interroge directement la puissance publique : qui choisit les opérateurs, qui contrôle l’exécution des contrats, et qui sanctionne les défaillances ?
Pour lui, confier un service public à une entreprise privée ne dispense pas les autorités municipales de leur obligation de résultat. Plus largement, il déplore le peu de considération accordé aux questions d’hygiène et de salubrité. Selon lui, ramasser les ordures n’est ni une faveur faite aux populations ni une activité secondaire, mais bien une obligation élémentaire de gestion urbaine et de santé publique.
Des solutions réclamées par le journaliste
Ainsi, Gédéon Ndjana appelle à sortir des opérations ponctuelles et des réactions d’urgence. Il suggère aux autorités d’exiger des prestataires un service régulier. Il leur demande également de contrôler les moyens réellement déployés et de sanctionner les manquements.
Le journaliste conclut que Yaoundé ne peut prétendre devenir une capitale moderne tant que certains de ses quartiers se transforment en décharges à ciel ouvert. Selon sa formule, « c’est désormais une montagne d’indifférence publique qui s’élève au cœur de la capitale ».












