Le Japon se porte au secours des déplacés internes au Cameroun avec une aide alimentaire. Le gouvernement nippon a signé avec le Programme alimentaire mondial (PAM) un accord de don d’une valeur de 8 millions de dollars. Soit 4,8 milliards de francs CFA.
Après les Chinois, c’est au tour des Japonais d’exprimer leur solidarité à l’égard des déplacés internes au Cameroun. En effet, le 12 août dernier, le gouvernement de ce pays asiatique a signé avec le PAM un accord d’assistance.
L’accord engageant le Japon et le Programme alimentaire mondial (Pam) porte sur l’aide alimentaire. La valeur du don du gouvernement nippon est estimée à 8 millions de dollars. Soit 4,8 milliards de francs CFA. L’accord a été signé à Yaoundé, dans la capitale politique camerounaise. Les bénéficiaires de l’aide japonaise sont les Camerounais victimes de la crise sécuritaire dans trois régions du pays. À savoir, le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord.
Lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire
L’aide japonaise porte sur l’assistance alimentaire et nutritionnelle. Par le renforcement de l’accès aux denrées alimentaires et aux services nutritionnels. Cette solidarité japonaise vise à lutter contre la malnutrition dans les camps des déplacés internes. Et, par conséquent, à prévenir tout risque d’insécurité alimentaire.
Or, les victimes et autres sinistrés des crises sécuritaires des trois régions ne sont pas à l’abri de ce fléau. Ils sont exposés aux risques de famine. Et c’est sans compter les conditions de vie très précaires avec en toile de fond la promiscuité. Et les problèmes d’hygiène et de salubrité.
Dès lors, l’aide du gouvernement nippon apparaît comme une aubaine pour les couches ciblées. Elle contribue à la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire. Toutefois, il faut noter que ce n’est pas la première fois que ce pays vole au secours des victimes de crises au Cameroun.
Les bons alimentaires, le rempart de plus de 40 millions d’Américains contre la faim
Plus de 17 000 bénéficiaires dans les régions en crise
En effet, le 7 août 2025, le Japon débloquait 721 millions Fcfa (200 millions de yens). Et cette enveloppe était destinée à l’aide alimentaire et scolaire au Cameroun. Les bénéficiaires étaient les réfugiés et les déplacés internes vivant dans les zones reculées. Ainsi que les communautés hôtes identifiées dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est.
L’accord avait été signé par l’ambassadeur japonais Minami Kentaro et le représentant du PAM. Il prévoyait que 60 % de l’enveloppe soient affectés à la distribution générale de denrées alimentaires. Et 40 % consacrés à l’alimentation scolaire. Avec une priorité pour les femmes et les filles.
Au total, ce sont plus de 17 000 personnes qui devaient bénéficier de la manne japonaise. Dont plus de 8000 enfants en âge scolaire. Cette enveloppe du Japon venait s’ajouter aux efforts du PAM. Qui affirmait avoir assisté à plus de 422 000 personnes sur le territoire camerounais entre janvier et mai 2025.
Question sur la suffisance alimentaire
En leur distribuant 1600 tonnes de vivres et en leur octroyant 3,6 millions de dollars en transferts monétaires. Il faut relever que tout récemment, la Chine avait octroyé une aide similaire. Des sacs de riz d’un coût estimé à 1,6 milliard FCFA. Destinés aux personnes vulnérables issues des régions sinistrées par la crise sécuritaire.
De quoi susciter de vifs débats dans un pays qui possède 7,2 millions de terres arables. Et dont les dirigeants se sont si souvent glorifiés de la suffisance alimentaire. Pourtant, les programmes ne manquent pas qui visent à garantir la sécurité alimentaire. Le pays a adhéré depuis 2017 à un Programme national de veille et renforcement de la sécurité alimentaire (Pnvrsa).
On peut évoquer aussi le Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (Pidma). Ou encore le projet d’appui au développement des filières riz et oignon (Padfa II). Sans compter le projet d’aménagement de pôles agroindustriels. On peut également citer les programmes des agropoles du Minepat.
Transformer localement pour réduire les importations
A Bandenkop dans l’arrondissement de Bangou, une unité a été montée par la société MIVest (Usines Denky). Elle ambitionne de transformer le maïs, le plantain, les fruits et la viande. Ce projet va en droite ligne de la Stratégie nationale de développement (Snd30).
Le Cameroun envisage à travers cette stratégie, de réduire ses importations. Cela passe par la transformer de l’agriculture locale à travers production intensive. Il est question pour l’Etat d’implanter des unités de transformation industrielle régionales.











