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Apologie du crime de Divine : Les internautes sous le viseur

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Alors que le pays reste sous le choc après le meurtre de la jeune Divine Mbarga Atangana, certaines publications sur les réseaux sociaux ont suscité une vive indignation. Plusieurs internautes semblent minimiser ou justifier le crime de la mineure, attisant ainsi l’émotion et la colère de l’opinion publique. Au Cameroun, l’apologie du crime est formellement interdite et punie par la loi.

L’émotion reste vive au Cameroun après le meurtre de Divine Mbarga Atangana, 11 ans, victime d’un viol suivi d’un assassinat à Yaoundé. Mais au-delà du drame, une autre polémique prend de l’ampleur : celle des propos tenus par certains internautes sur les réseaux sociaux.

Sur Meta, plusieurs publications jugées choquantes ont suscité une vive indignation. Certains internautes sont accusés d’avoir tenu des propos assimilables à une banalisation, voire à une justification du crime. Face à ces dérives, des acteurs de la société civile montent au créneau. L’activiste Jorel Jacques Zang appelle notamment à des poursuites contre les auteurs de ces publications.

Au Cameroun, la législation est claire : l’article 267 du Code pénal condamne l’apologie du crime. Il prévoit que : « Est puni d’un emprisonnement de un (01) an à cinq (05) ans(…) celui qui fait publiquement l’apologie des crimes(…) ».  Ainsi, faire l’éloge, justifier ou féliciter un acte criminel, y compris sur les réseaux sociaux, constitue un délit puni par la loi.

« Maff, elle cherchait d’abord quoi là-bas… »

Dans ce contexte, plusieurs internautes ont été cités sur la toile. C’est le cas de Faustin Abega Mengue, enseignant, dont les propos sur Meta ont provoqué une vague d’indignation. Dans une publication devenue virale, il a écrit : « Maff, elle cherchait d’abord quoi là-bas à l’immeuble ? Le type a géré son nkang. »

Yaoundé : Divine Mbarga, 11 ans, violée et assassinée

Ces déclarations ont choqué l’opinion publique. Face à la controverse, l’établissement scolaire dans lequel il travaillait a décidé de mettre fin à son contrat pour faute grave, estimant que ses propos étaient incompatibles avec les valeurs éducatives. Dans une note adressée aux parents, l’école a également réaffirmé son engagement pour la protection des enfants.

Par la suite, l’intéressé a présenté des excuses publiques, évoquant notamment un possible piratage de son compte. Une version accueillie avec scepticisme par de nombreux internautes. Selon le journaliste Christophe Bia, l’arrestation de Faustin Abega est prévue dès ce lundi 30 mars 2026. Au-delà de ce cas individuel, cette situation relance le débat sur la responsabilité des propos tenus sur les réseaux sociaux.

En quelques heures, une publication peut devenir virale et avoir des conséquences réelles : licenciement, poursuites judiciaires, voire interpellation. Pour de nombreux observateurs, cette affaire illustre la nécessité de faire preuve de prudence dans l’usage de la parole publique.

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