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RGPH-4 : Une nouvelle prolongation du recensement

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Le gouvernement vient d’accorder une nouvelle prolongation au quatrième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4). Le Premier ministre a signé un arrêté pour rallonger la période.

Alors, par un arrêté signé le 30 juillet 2026, Dion Ngute a rallongé la période de ratissage des opérations de dénombrement. La nouvelle date va du 1ᵉʳ août au 15 septembre 2026, sur l’étendue du territoire national.

Finaliser les opérations du RGPH-4

Cette autre décision constitue la deuxième prorogation de cette vaste opération statistique. Dont la clôture avait été initialement fixée au 29 mai 2026. Avant d’être repoussée une première fois au 31 juillet 2026.

En effet, cette nouvelle extension doit permettre de finaliser les opérations du RGPH-4. Et du module de base du Recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE), menés simultanément depuis le 24 avril.

Suivant l’arrêté du Premier ministre, cette période complémentaire vise à « parachever les opérations de dénombrement à travers le renforcement de la couverture des ménages. Des personnes et des exploitations agricoles sur l’ensemble du territoire national. Afin de garantir l’exhaustivité des opérations mutualisées ».

Achever l’identification des ménages

Et pour atteindre cet objectif, les équipes de recensement devront achever l’identification des ménages encore non recensés. Ils doivent poursuivre le dénombrement des personnes et des exploitations agricoles non encore enregistrées. Vérifier la couverture géographique des opérations et intensifier les actions de communication et de sensibilisation.

Afin d’obtenir une plus forte adhésion des populations. Ainsi, les agents recenseurs vont se redéployer dans les localités où la couverture reste incomplète. Notamment dans les zones difficiles d’accès ou confrontées à des contraintes logistiques, sécuritaires et autres.

Aussi, les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets ont la responsabilité de superviser cette phase de ratissage. Ces derniers doivent s’appuyer sur les maires, les chefs traditionnels, les responsables de quartiers et de villages. Ainsi que les leaders communautaires pour faciliter l’accès des recenseurs aux concessions. Et surtout demander aux populations de leur réserver un accueil.

Le gouvernement cherche 22 milliards de FCFA pour le recensement de la population,

Retards observés dans certaines unités

Facile donc de comprendre que cette décision intervient suite à plusieurs difficultés relevées depuis le lancement de ladite opération. Il avait été fait mention des retards observés dans certaines unités administratives. Tout comme les difficultés d’accès à certaines localités et d’un niveau de couverture toujours insuffisant dans plusieurs zones.

Et on l’avait suivi, le ministre de l’administration territoriale avait fait une sortie quelques jours avant l’expiration de la première prorogation. Paul Atanga Nji, avait alors appelé les autorités administratives à accélérer les opérations afin d’améliorer les performances du recensement.

Par ailleurs, le gouvernement rappelle que la participation au recensement demeure une obligation. Pour toute personne résidant sur le territoire national. Et pendant toute cette période complémentaire, les populations sont tenues de répondre aux questions des agents recenseurs.

Mieux planifier les politiques de développement rural

Qui sont clairement identifiés par leurs badges et autres accessoires officiels. Également, l’arrêté précise que les informations collectées restent strictement confidentielles. Et elles sont protégées par la législation en vigueur en matière de secret statistique.

Il faut le rappeler certainement, les données recueillies vont permettre d’actualiser les statistiques démographiques du pays. Et d’orienter les politiques publiques dans des domaines tels que l’éducation, la santé. Le logement, l’emploi ou encore les infrastructures.

Et comme il est couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage. Il va également fournir des données actualisées sur les exploitations agricoles. Il est surtout question de mieux planifier les politiques de développement rural et de sécurité alimentaire.

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