L’agriculture numérique fait son entrée dans les champs et c’est le Cameroun qui va être confronté aux innovations avec les réalités du terrain.
Limbe, accueille une centaine d’agriculteurs du Sud-Ouest et 14 start-ups spécialisées dans l’Agritech. Ils y sont réunis depuis le 12 août 2026 dans le cadre du forum sur l’agriculture numérique. Deux objectifs majeurs sont poursuivis par cette rencontre.
Solutions aux besoins réels
D’abord, la présentation de nouvelles technologies. Ensuite, confronter ces solutions aux besoins réels des producteurs. Et pour les agriculteurs, l’enjeu n’est pas d’adopter le numérique pour le principe. Mais de savoir si cela peut leur permettre de perdre moins, de vendre mieux et d’augmenter leurs revenus.
Selon les données de la FAO, les pertes post-récolte peuvent atteindre 40 % pour certains produits agricoles au Cameroun. On peut ajouter à cela les difficultés d’accès aux marchés, le manque d’informations sur les prix, la gestion des ravageurs. Et les effets du changement climatique.
Voilà donc autant de problèmes auxquels les outils numériques cherchent à apporter des réponses concrètes. Au fait, les solutions présentées à Limbe vont de l’agriculture de précision aux plateformes de commercialisation. Aussi, ces solutions passent par les systèmes de gestion des exploitations, les outils de suivi des cultures. Et les services agricoles utilisant des drones.
Aller au-delà de la démonstration technologique
Selon, les experts, « une plateforme peut rapprocher un producteur d’un acheteur. Tandis qu’un outil de suivi peut contribuer à détecter plus rapidement une maladie. Ou une attaque de ravageurs. Les données météorologiques peuvent également aider à mieux planifier les opérations agricoles », explique-t-on.
En fait, il s’agit d’un grand espace de rencontres entre l’offre technologique et la demande agricole. C’est que, les start-ups vont être face aux agriculteurs. C’est une initiative qui va permettre de vérifier si les solutions développées correspondent vraiment aux contraintes du terrain. C’est-à-dire le coût, l’accès à Internet, la simplicité d’utilisation. Le niveau de maîtrise du numérique ou l’adaptation aux différentes filières.
Au final, les assises de Limbe offrent aux acteurs de l’Agritech une occasion d’aller au-delà de la démonstration technologique. Pour identifier des usages utiles aux producteurs. Et en marge des travaux, le DG de l’Antic a échangé avec les représentants des start-ups de la Silicon Mountain. Ebot Ebot Enaw et les techniciens ont surfé sur les difficultés qui freinent leur développement. Et les moyens de les accompagner.
Désormais donc, l’enjeu va être de transformer les échanges de Limbe en solutions adoptées dans les exploitations agricoles.












