Touché par deux balles à l’abdomen, Bertrand Essono, cameraman à la Crtv, a survécu à une fusillade impliquant un élément du Bir. Un fait grave qui relance les inquiétudes sur la montée des violences armées en milieu urbain.
La scène s’est déroulée à Yaoundé, dans un climat déjà marqué par une inquiétante recrudescence d’actes violents. Bertrand Essono, cameraman à la Crtv, a été grièvement blessé par balles après une altercation impliquant un élément du Bataillon d’intervention rapide. Le drame aurait pu virer au pire. Deux projectiles l’ont atteint à l’abdomen.
Selon les premiers éléments recueillis, tout débute en soirée, lors d’une visite familiale. Bertrand Essono invite un proche à partager un moment convivial dans un débit de boissons du quartier. L’ambiance change brusquement lorsqu’une dispute éclate entre un homme et sa compagne. Les voix montent et la tension devient palpable.
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La situation dégénère alors rapidement
Face à la scène, le journaliste tente d’intervenir. Il cherche à calmer l’homme, visiblement hors de contrôle, et à protéger la jeune femme. La situation dégénère alors rapidement. Car l’individu, se présentant comme militaire, poursuit le cadreur avant d’ouvrir le feu à trois reprises. Deux balles atteignent la victime.
Transporté d’urgence à l’hôpital militaire de Yaoundé, Bertrand Essono est pris en charge par les médecins. Son pronostic vital n’est plus engagé, même s’il reste sous surveillance médicale. Le tireur présumé est identifié comme Mbella Gaston, membre du BIR et en service auprès du peloton de sécurité du président du Conseil constitutionnel. Une affaire qui suscite émoi et indignation.
Au-delà du fait divers, cet incident soulève de nombreuses interrogations. Yaoundé, comme d’autres villes du pays, semble confrontée à une montée des violences du quotidien. Les regards se tournent désormais vers les autorités, attendues sur les mesures à prendre pour restaurer la sérénité publique.
















