Des véhicules mal stationnés, sont un grand danger pour la sécurité routière. Les données au ministère des transports parlent de 35 accidents liés à ce phénomène entre juin et août 2026.
Autant encore le dire, le stationnement abusif ou dangereux des poids lourds demeure une source majeure d’insécurité sur les routes camerounaises. Dans un communiqué signé et rendu public le 14 août 2026, le ministre des Transports, Ngalle Bibehe a été précis. Dans ses notes, l’on retient que 35 accidents de la circulation sont liés au mauvais stationnement en deux mois.
L’arrêt de camions sur la chaussée
Ainsi donc, « le ministre des Transports porte à la connaissance de l’opinion publique en général. Et des usagers de la route en particulier. Que la première phase de la campagne spéciale de contrôle et de répression des infractions à la circulation routière. Lancée le 25 juin 2026, a révélé une situation particulièrement préoccupante liée au stationnement dangereux ».
« Ou abusif des véhicules de transport de marchandises diverses ou dangereuses, à l’origine d’accidents récurrents de la circulation routière. Depuis le 1er juin 2026, 35 cas d’accidents de la circulation liés à ce phénomène ont été recensés », écrit-il.
En effet, ces chiffres illustrent l’ampleur d’une pratique tout le temps dénoncée par les autorités. Il s’agit de l’arrêt de camions sur la chaussée ou à proximité immédiate de celle-ci. Parfois sans aucune signalisation. Toute chose qui constitue un risque important pour les autres usagers. Notamment sur les axes à forte circulation et pendant les circulations de nuit.
16 morts plus de 40 blessés
Le dernier accident en date survient le 14 août 2026 sur le tronçon Ndikiniméki-Bafia. C’est sur la route nationale n°4 reliant Yaoundé à Bafoussam. En suivant le ministère des Transports, un bus de la compagnie Mangwa Boy a percuté un camion en mauvais stationnement. Le bilan officiel fait état de 16 morts et de plus de 40 blessés.
En principe, plusieurs corridors stratégiques ont fait l’objet d’un recensement par les équipes de la Brigade mobile de prévention routière. Des rapports, il ressort clairement qu’au moins 61 véhicules présentant un danger potentiel pour la circulation.
En fait, l’axe Yaoundé-Douala apparaît comme le plus concerné avec 27 véhicules identifiés, devant Yaoundé-Bafoussam avec 19. Et Yaoundé-Bertoua avec 15 véhicules identifiés. Une situation qui traduit simplement le non-respect persistant des règles de sécurité routière. Par certains transporteurs et conducteurs de poids lourds.
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Enlèvement rapide de la voie publique
Pour Hector Ebouki, « les conducteurs des poids lourds sont des seigneurs de la route. Les routes leur appartiennent tout simplement. Même dans leur façon de conduire. Il faut se mettre sur l’axe Douala-Nkongsambe, avec ces gars qui portent la pouzzolane à Penja. Et tous sans exception font de la conduite sauvage et agressive et excès de vitesse », dit cet habitant de Souza
Face à ce constat, des opérations spéciales d’enlèvement des obstacles routiers sont annoncées du 17 août au 30 septembre 2026. Sur l’étendue du territoire national. Elles vont cibler en priorité les véhicules stationnés de manière irrégulière ou présentant un danger pour les usagers. Le ministre des Transports prévient que tout véhicule en infraction sera systématiquement dégagé.
Par ailleurs, Jean Ernest Ngalle Bibehe fait un rappelle. En cas de « panne ou d’immobilisation, les conducteurs sont tenus de signaler correctement leur véhicule. Et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour son enlèvement rapide de la voie publique », avis donc.












