Le nouvel ambassadeur de France au Cameroun a été interpelé dimanche sur la réélection de Paul Biya en octobre 2025. Un sujet qui continue d’embarrasser l’Elysée. La preuve, le président Macron n’a toujours pas félicité son homologue camerounais jusqu’à date.
A peine installé à son poste, le nouvel ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier s’ouvre aux médias. Le dimanche 19 juillet 2026, le diplomate était l’invité de « La Vérité en face ». Une des émissions phares de la chaîne à capitaux privés Equinoxe Télévision.
En effet, l’ambassadeur s’est exprimé sur des sujets touchant à la politique, à l’économie et à l’avenir des relations franco-camerounaises. Ce qui a le plus retenu l’attention des téléspectateurs, c’est la posture embarrassée du diplomate. Relative au fait que le président français Emmanuel n’ait jamais adressé des félicitations au président « réélu » Paul Biya.
« Je pense que le président de la République française n’a pas estimé nécessaire de faire une lettre ; je ne crois pas avoir vu de lettre publique. », a répondu Sylvain Riquier. Visiblement embarrassé, tant le sujet est sensible et délicat au regard de ses implications diplomatiques.
Douala : Un quotidien bouleversé par la crise postélectorale
Violences post-électorales
Pour le diplomate, la position réservée de l’Elysée se justifie. Elle a été motivée notamment par les violences post-électorales et la situation des personnes encore incarcérées à ce jour. Des sujets touchant aux droits de l’homme. « C’est vrai que nous avons constaté les violences post-électorales, nous avons exprimé nos inquiétudes. Voilà ! »
Toutefois, a ajouté l’ambassadeur, cette absence de félicitations n’a pas affecté les relations cordiales entre les deux pays, a-t-il précisé. Selon l’autorité consulaire, elle n’empêche pas « les relations normales entre nos deux pays, entre nos deux Etats ».
Le diplomate a aussi évoqué la volonté de son pays de respecter la souveraineté du Cameroun. Une nouvelle posture que le président de la République française avait annoncée lors d’une visite africaine il y a quelques années. Mais qui tranche souvent avec la réalité. La position de l’Hexagone face aux velléités souverainistes des pays de l’Aes en est une illustration.











