Paul Atanga Nji monte au créneau face aux critiques sur la création du poste de Vice-Président de la République. Dans une tribune, le ministre de l’Administration territoriale défend cette réforme et estime qu’il est temps de mettre fin à la « chasse aux sorcières » autour de cette nouvelle fonction.
La création du poste de Vice-Président de la République continue de susciter des réactions au Cameroun. Face aux critiques de certains acteurs politiques, Paul Atanga Nji prend position. Dans une tribune, le ministre de l’Administration territoriale défend la réforme portée par le président Paul Biya. Il revient notamment sur son adoption par le Parlement et répond à ceux qui contestent cette nouvelle fonction.
Pour Paul Atanga Nji, la polémique a assez duré. Il estime qu’« il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président ».
L’intégralité de sa tribune :
« Lors de sa cérémonie de prestation de serment, le 6 novembre 2025, le chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, le Grand Visionnaire, avait déclaré :
« Nous devons également soumettre au Parlement certaines réformes qui permettront à l’État de fonctionner plus efficacement, en adaptant nos institutions aux exigences de notre environnement. » Comme toujours, le chef de l’État dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Ainsi, S.E. Paul Biya a présenté devant le Parlement, qui siégeait en mars 2026, un projet de loi visant à modifier la Constitution.
Le principal changement était la création du poste de Vice-Président de la République.
Au lieu de saluer cette innovation majeure dans le fonctionnement de nos institutions, certains dirigeants de l’opposition, soutenus par les médias et des ONG agissant sur ordre, alimentent d’étranges débats dans le but de la discréditer.
Il se dit qu’un homme politique, victime de ses propres méfaits, aurait adressé une pétition à l’Union africaine (UA) pour s’opposer à la création du poste de Vice-Président.
Certains parlent de l’introduction d’un ticket présidentiel dans l’élection présidentielle.
Pourquoi le Cameroun devrait-il se préoccuper de ce qui se passe ailleurs ? Le président Paul Biya n’avait-il pas déjà averti que « le Cameroun est… »
« Le Cameroun , un pays maître »
… « le Cameroun », un pays maître de son propre destin, qui ne suit pas aveuglément les autres sans tenir compte de ses propres réalités ? En ma qualité de ministre de l’Administration territoriale, j’ai eu le privilège de présenter au Sénat et à l’Assemblée nationale, réunis en session conjointe, les amendements au Code électoral relatifs à la création du poste de Vice-Président de la République.
J’ai expliqué aux élus de la nation les mérites de l’initiative du chef de l’État. Les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat ont adopté les projets de loi du gouvernement à une très large majorité. Conformément aux dispositions légales en vigueur, les textes ont été promulgués par le chef de l’État. Toute controverse orchestrée par des acteurs politiques — principalement ceux de l’opposition — est vaine.
Je pense qu’il est temps de mettre fin à la chasse aux sorcières concernant le poste de Vice-Président. La politique de la nation est définie par le chef de l’État. En vertu de ses prérogatives et de son pouvoir discrétionnaire, le chef de l’État nomme des personnes à des fonctions civiles et militaires et peut relever de leurs fonctions les personnes nommées à tout moment.
Ces dispositions sont inscrites dans la Constitution et doivent être prises en compte.
De plus, Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Je mets quiconque au défi de me prouver le contraire.
« Le chef de l’État avait raison »
Dans mon livre, publié avant l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 et intitulé « 37 Years of Unwavering Loyalty to the Head of State. Understanding the Meaning of My Ongoing Struggle for Respect for Republican Legality », j’ai souligné que trop d’événements avaient démontré que le chef de l’État avait raison.
Il est dans notre intérêt de suivre la voie tracée par Son Excellence Paul Biya, qui a plus de 30 ans d’avance sur nous tous — hauts responsables de la République, hommes politiques, dirigeants de la société civile et autres. Son Excellence Paul Biya possède cette capacité extraordinaire de voir aujourd’hui les obstacles que nous autres, et particulièrement ceux qui font du bruit, ne verront que dans 20 ou 30 ans, quelles que soient nos appartenances politiques.
C’est la marque d’un homme d’État exceptionnel : Son Excellence Paul Biya, la force de l’expérience et de l’espoir, qui, en créant le poste de Vice-Président, a une fois de plus eu raison. Ayons le courage et l’honnêteté de reconnaître ce qui est bon pour notre pays.
S.E. Paul Biya avait déjà averti ses opposants en 1992 : « Vous ne devez pas jouer avec le Cameroun » (Cameroon Tribune, 12 octobre 1992).
En 2026, cet avertissement du chef de l’État demeure pertinent.
Son Excellence Paul Biya connaît le Cameroun mieux que chacun d’entre nous. Il montre la voie ; nous devons le soutenir en tout temps et en toutes circonstances. Quiconque prétend aimer le Cameroun davantage que le président Paul Biya est un charlatan»