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Yango : Les chauffeurs veulent la suspension définitive

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Les tensions remontent entre les syndicats des chauffeurs et Yango au Cameroun. Dans un mémorandum adressé au Premier ministre le 8 septembre 2026, des organisations du transport routier réclament la suspension définitive de la plateforme. Elles menacent également d’engager une grève générale dès le 28 septembre.

Le bras de fer autour de Yango se poursuit au Cameroun. Des organisations de chauffeurs et transporteurs routiers demandent aux pouvoirs publics de prendre des mesures plus fermes contre la plateforme numérique. Cette nouvelle revendication intervient dans un contexte déjà tendu dans le secteur des transports. En août, plusieurs organisations avaient menacé de faire grève pour différentes revendications professionnelles.

Le gouvernement avait alors ouvert des discussions avec les syndicats. Une réunion tenue le 23 août au ministère des Transports avait abouti à plusieurs résolutions. Les organisations avaient ensuite levé le mot d’ordre de grève prévu le 24 août. Cette fois, Yango se trouve directement au centre des revendications d’une partie des professionnels du transport.

Les syndicats accusent d’abord la plateforme de favoriser le transport clandestin. Selon eux, certains véhicules partenaires transporteraient des passagers sans respecter toutes les obligations imposées aux taxis classiques. Ils dénoncent ensuite une concurrence qu’ils jugent déloyale. Selon eux, les chauffeurs traditionnels doivent respecter plusieurs contraintes administratives.

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Une commission de 24 %, qu’il juge trop élevée

Or, certains véhicules utilisant Yango ne respecteraient pas les mêmes obligations. Les syndicats contestent également la fixation des tarifs des courses par la plateforme. Selon eux, la réglementation des prix du transport relève des autorités compétentes. Enfin, ils critiquent la commission prélevée par Yango sur les courses.

Patrice Samen, président de la Fédération Nationale des Syndicats des Conducteurs Professionnels du Cameroun (FNSCPC), évoque une commission de 24 %, qu’il juge trop élevée. Pour toutes ces raisons, les organisations de transporteurs ne réclament plus seulement une mise en conformité. Elles demandent désormais au gouvernement de suspendre définitivement les activités de Yango au Cameroun.

Yango avait déjà été sanctionné en mai

Le conflit ne commence pas en septembre. Le 15 mai 2026, le ministère des Transports avait déjà pris des mesures contre Yango. Le ministère reprochait à la plateforme et à certains de ses partenaires des pratiques liées au transport routier clandestin. Il avait alors accordé à Yango deux mois pour respecter les obligations légales applicables au transport de personnes par taxi via les plateformes numériques.

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Le ministère avait également demandé à Yango de retirer de sa plateforme les véhicules qui ne disposaient pas des documents administratifs requis. Par ailleurs, Yango avait écopé d’une amende forfaitaire de 2,5 millions de FCFA. Les autorités avaient également pris des mesures contre six véhicules partenaires.

Un bras de fer qui dure

Le différend entre Yango et les autorités camerounaises ne date pas de 2026. En février 2023, le gouvernement avait déjà suspendu les activités de la plateforme. Yango avait ensuite repris ses activités quelques mois plus tard.

Depuis, la conformité des véhicules et des chauffeurs partenaires restent au cœur des tensions. Cependant, Yango poursuit ses activités au Cameroun. Quelques jours avant le nouveau mémorandum syndical, la plateforme communiquait encore sur ses programmes. Le 3 septembre 2026, l’entreprise annonçait notamment la poursuite de ses actions de formation et de sécurité destinées aux chauffeurs partenaires à Douala et Yaoundé.

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