Le 22 mai 2026, devant les députés sénégalais, le Premier ministre Ousmane Sonko a dénoncé les pressions occidentales autour de l’homosexualité. Une sortie offensive qui intervient après le durcissement le 31 mars 2026 de la loi réprimant les relations homosexuelles au Sénégal.
Le 22 mai 2026, l’hémicycle sénégalais a servi de tribune à une nouvelle charge d’Ousmane Sonko contre l’Occident. Face aux députés, le chef du gouvernement a accusé les puissances occidentales de vouloir imposer l’homosexualité au reste du monde grâce à leur influence politique, financière et médiatique.
Dans un discours offensif, le Premier ministre a dénoncé ce qu’il qualifie de « tyrannie de l’Occident ». Selon lui, le Sénégal n’a aucune raison de céder aux critiques étrangères sur cette question. « S’ils ont choisi ces pratiques, c’est leur problème », a-t-il affirmé, visant particulièrement la France et plusieurs partenaires occidentaux.
Cette déclaration intervient dans un contexte déjà tendu autour de la question des droits des homosexuels au Sénégal. Le 31 mars 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué une nouvelle loi renforçant la répression de l’homosexualité. Le texte, adopté quelques semaines plus tôt par l’Assemblée nationale, double les peines prévues contre les relations homosexuelles. Désormais, les personnes reconnues coupables risquent entre cinq et dix ans de prison.
Homosexualité : Le Sénégal double les sanctions et les amendes
« Actes contre-nature »
Au cœur de cette réforme figure la modification de l’article 319 du Code pénal. Cet article sanctionne les actes jugés « contre-nature », une expression utilisée dans la législation sénégalaise pour désigner les relations homosexuelles. Le gouvernement affirme vouloir protéger les valeurs religieuses et sociales du pays, majoritairement musulman.
Le 26 février 2026, devant les parlementaires, Ousmane Sonko avait déjà revendiqué personnellement cette initiative législative. Il avait alors déclaré qu’il s’agissait de la première loi qu’il déposait lui-même depuis l’arrivée au pouvoir du Pastef. Une manière d’afficher l’importance politique accordée à ce texte par le nouveau régime.
Depuis l’adoption de cette loi, les critiques internationales se multiplient. Des organisations de défense des droits humains dénoncent une montée des discours hostiles envers les homosexuels ainsi qu’une série d’arrestations liées à des soupçons d’homosexualité. Malgré ces réactions, le gouvernement sénégalais reste inflexible et n’envisage aucun recul.
Avec l’AFP
















