Jacques Fame Ndongo a publié une déclaration le 21 juillet 2026 pour répondre aux responsables politiques qui demandent au Conseil constitutionnel de constater une vacance au sommet de l’État. Selon lui, les institutions continuent de fonctionner malgré le séjour prolongé de Paul Biya en Europe.
Jacques Fame Ndongo monte au créneau pour défendre la continuité du pouvoir. Dans une note signée le 21 juillet 2026 et intitulée « Halte aux fantasmes », le responsable du parti au pouvoir affirme clairement : « Il n’y a aucune vacance au sommet de l’État. »
Cette sortie intervient après plusieurs semaines de débats autour de l’absence de Paul Biya. Le président de la République a quitté Yaoundé le 7 juin 2026, en compagnie de son épouse, pour ce que la présidence a présenté comme un « court séjour privé en Europe ». Le communiqué officiel ne donnait toutefois aucune date de retour.
Pour Jacques Fame Ndongo, la durée de ce séjour ne suffit pas pour parler de vacance. Il soutient qu’aucune règle camerounaise ne fixe le nombre maximal de jours que le président peut passer hors du territoire national. Il considère donc les appels de l’opposition comme une mauvaise interprétation du droit.
Le président suit les dossiers à distance
Le ministre d’État affirme également que Paul Biya continue d’exercer ses fonctions depuis l’étranger. Selon lui, le président suit les dossiers transmis par ses collaborateurs et donne des instructions à distance.
« Où qu’il se trouve, le chef de l’exécutif est au travail », assure Jacques Fame Ndongo. Il ajoute que les institutions exécutives, législatives et judiciaires continuent de fonctionner normalement. Cette position répond notamment à Jean-Michel Nintcheu, député et président national du Front pour le changement du Cameroun (FCC). Il avait demandé au Conseil constitutionnel d’intervenir : « Le Conseil constitutionnel doit constater la vacance au sommet de l’État », écrivait-il le 17 juillet.
Ce que prévoit la Constitution
La Constitution camerounaise prévoit la vacance de la présidence en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel. Le séjour du président à l’étranger n’est pas cité par la Constitution comme une cause de vacance. La déclaration de Jacques Fame Ndongo ne met cependant pas fin à la polémique.
Mamadou Mota, responsable du MRC, a contesté son analyse et réclamé davantage de transparence sur le fonctionnement de l’État pendant l’absence du chef de l’État. Le débat reste donc ouvert. Le RDPC affirme que Paul Biya demeure pleinement aux commandes. Une partie de l’opposition estime, de son côté, que la durée de son séjour et l’absence d’informations précises alimentent les interrogations au sommet de l’État.











