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Fête du 20 mai : Des villes mortes annoncées au Noso

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La fête du 20 mai 2026, s’annonce bien mouvementée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Une organisation séparatiste annonce trois jours de villes mortes.

Selon nos confrères, le Governing Council (AGovC) a annoncé depuis le 12 mai 2026, un mot d’ordre de confinement. Pendant trois jours, les populations sont appelées à garder leurs maisons dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’opération « Villes mortes » va du lundi 18 au mercredi 20 mai 2026. Ceci vient à l’approche de la fête nationale du Cameroun.

Confinement national de trois jours

En fait, les tracts qui circulent avec comme signataire, Julius Nyih, vice-président de l’organisation, sont précis. Julius Nyih et sa bande parlent d’un « confinement national de trois jours sur l’ensemble de l’Ambazonie ». Un nom donné par les séparatistes à l’État imaginaire qu’ils revendiquent dans les deux régions anglophones du Cameroun. Et c’est depuis 2017 que le conflit opposant groupes armés et pouvoir central dure.

Alors,  l’expression anglaise, il s’agit du « ghost towns » régulièrement lancé à la veille de grands rendez-vous nationaux. Cela va, entraînant habituellement un ralentissement, tout au moins une sorte de paralysie, des activités économiques, scolaires et administratives dans plusieurs localités des régions concernées.

Et le ton est carrément menaçant. Dans sa déclaration, Julius Nyih est sans concession. « Toutes les activités liées à la célébration de la fête nationale du 20 mai demeurent proscrites. Sur l’ensemble du territoire de l’Ambazonie. Les activités civiles et commerciales ordinaires devraient reprendre le jeudi 21 mai 2026», lit-on.

Instaurer un climat de peur

Toutefois, certains habitants, disent être habitués au jeu. « Ces gars dont on ne connait pas de visu, veulent nous faire peur. Ils n’ont pas compris que les enjeux sont ailleurs. Nous avons la ferme conviction que l’Etat ne se laissera pas faire et que l’unité sera célébrée ici à Buea. Ils veulent instaurer un climat de peur et de terreur ».

Mais, « c’est quoi ce genre de conflit où les acteurs ne se parlent pas ? Moi je ne souhaite plus vivre des moments sanglants. On a déjà trop souffert comme ça. Nous et nos enfants qui ne partent plus à l’école », va déclarer Valentine Ngomè Bekuma, depuis Buea.

Aussi, il faut préciser que l’Ambazonia Governing Council est la branche politique fortement liée à l’Ambazonia Defence Forces. Un mouvement attribué à Lucas Cho Ayaba, arrêté en Norvège en septembre 2024. Il est accusé de graves crimes commis dans le conflit qui oppose les forces de défense camerounaises aux bandes armées.

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