Le président de la République, Paul Biya, a relevé de ses fonctions le commissaire de police Meh Kangha Michael, haut cadre de la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN). Cette décision a été prise dans un arrêté signé le 21 mai 2026.
À travers un arrêté signé le 21 mai 2026, le chef de l’État a relevé de ses fonctions le commissaire de police Meh Kangha Michael. Selon la note, l’officier occupait jusque-là le poste de chef de section de contrôle de la voie publique à l’Unité régionale de la Division spéciale de contrôle des services du Nord.
Dans l’arrêté présidentiel, les autorités évoquent un dossier disciplinaire constitué contre le commissaire de police. Toutefois, aucune précision officielle n’a encore été donnée sur la nature exacte des fautes qui lui sont reprochées. Le document indique simplement que l’intéressé est relevé de ses fonctions « à compter de la date de signature du présent arrêté« .
Cette absence de détails alimente depuis plusieurs réactions et interrogations au sein de l’opinion publique. Ce limogeage intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée des autorités camerounaises de renforcer la discipline au sein des forces de sécurité.
Depuis un certain temps, des mesures disciplinaires visant certains responsables administratifs, militaires ou policiers sont régulièrement prises à la suite de fautes professionnelles présumées ou de manquements à l’éthique.
Maintenir un contrôle strict au sein des services…
Pour plusieurs observateurs, cette nouvelle décision traduit la volonté du pouvoir de maintenir un contrôle strict au sein des services de sécurité et des unités de contrôle de la police. En attendant d’éventuelles précisions officielles, plusieurs interrogations demeurent autour des raisons exactes ayant conduit au départ du commissaire Meh Kangha Michael.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes évoquent déjà une affaire sensible au sein des services de sécurité, tandis que d’autres appellent à davantage de transparence sur les sanctions administratives prises contre les hauts responsables publics.
Pour l’heure, ni la Délégation générale à la Sûreté nationale ni les autorités compétentes n’ont communiqué davantage sur ce dossier.












